Thursday, December 28, 2006

On the road again.

Tu sais je n’ai pas besoin de Toi.
Pour me crasher la gueule en silence.
Et parfois. Oui, parfois.
Je m’dis que tout ça n’a aucun sens.

La route je la connais bien.
Trop bien même.
Les montées, les descentes.
Les creux, les ornières.

Le scénario imbibé de caféine
Que j’ai tatoué sur ma peau.
L’ombre de la Mort qui plane.
L’air de rien. Dans un souffle.

La vie qui laisse un goût métallique
Dans la bouche, jour après jour.
Les monstres sous le lit
Qui mâchonnent l’écorce de nos rêves.

Cette tension qui monte.
Cette noirceur qui s’installe.
Ce crescendo qui résonne.
Cet impact qui se dessine.

A quoi bon attendre.
A quoi bon se taire.
A quoi bon maquiller la vérité.
A quoi bon se bercer d’illusions stellaires.

A quoi bon mettre
Des putains de gants en latex.
Pour exciser ce qui dépasse
Et faire comme si de rien n’était.

A quoi bon anesthésier
Ses émotions, ses peurs.
Pour atténuer la douleur
Qui gangrène le corps et l’esprit.

A quoi bon travestir
Ses maux derrière des mots_papillons
Incapables de s’envoler.
Tellement ils sont lourds
Claquent, collent dans la bouche
Et s’accrochent au bout des lèvres.

A quoi bon faire semblant
De continuer à espérer.
A quoi bon se détacher
De tout, de rien et prendre sur soi
Comme de vieux cons
Abouliques et pathétiques.

Cette tension qui monte.
Cette noirceur qui s’installe.
Ce crescendo qui résonne.
Cet impact qui se dessine.

La vie qui laisse un goût métallique
Dans la bouche, jour après jour.
Les monstres sous le lit
Qui mâchonnent l’écorce de nos rêves.

Le scénario imbibé de caféine
Que j’ai tatoué sur ma peau.
L’ombre de la Mort qui plane.
L’air de rien. Dans un souffle.

A quoi bon anesthésier
Ses émotions, ses peurs.
Pour atténuer la douleur
Qui gangrène le corps et l’esprit.

A quoi bon mettre
Des putains de gants en latex.
Pour exciser ce qui dépasse
Et faire comme si de rien n’était.

A quoi bon attendre.
A quoi bon se taire.
A quoi bon maquiller la vérité.
A quoi bon se bercer d’illusions stellaires.

Le mur est là, tout près.
Il suffirait d’un instant
Pour quitter la route.
Et tirer sa révérence.

Simplement.
Une Thanatos en couleurs.
Un pacte ancré
En Nous à jamais.

L’ultime jouissance.
Ma liberté.
Ta renaissance.
Tout est lié.

Tu sais je n’ai pas besoin de Toi.
Pour me crasher la gueule en silence.
Chercher le code, trouver le sens.
Tu parles d’une vie.

Et pourtant.
We’re in this together.
Je t’aime.
Et c’est bien ma veine.
[20.12.06]

Wednesday, December 27, 2006

StarSuckers.

I’ve become
Schizophrenic.
Holding on
To what I feel.

The closer I get
To better know myself.
The thinner I dissect
My burning thoughts.
The more I try
Not to lose control.

I’ve become
Asphyxiated.
Falling down
Inside myself.

Starsucker.
Starsucker.
That’s all
What I am.

And I keep on
And on, and on
Self-destructing
And falling apart.

The more I write.
The more I bleed.
The more I dive.

Deeper and deeper.

The more I die.
The more I …
Realize.

See what I am.
The wretched
Prisoner of my own
Fucking spiral.

Yes.

I’ve become
Schizophrenic.
Holding on
To what I feel.

The further I reject
My dusty certainties.
The more I preserve
My hopes and dreams.
The more I try
Not to lose confidence.

I’ve become
Asphyxiated.
Falling down
Inside myself.

Starsucker.
Starsucker.
That’s all
What I am.

And I keep on
And on, and on
Self-destructing
And falling apart.

The more I write.
The more I bleed.
The more I dive.

Deeper and deeper.

The more I die.
The more I …
Realize.

See what I am.
The wretched
Soldier of my own
Fucking darkness.

I know.

I won’t touch the sky.
I won’t touch the divine.
With or without teeth.

But I’ll try.
Yeah I’ll try.
Until the end of my life.
[27.12.06]

Tuesday, December 26, 2006

StarLights.

Certains rêves ont un parfum humecté d’éternité.
Alors que d’autres finalement
Ne sont que de vulgaires parenthèses,
Disséminées ici et là,
Sur la partition_carte routière
De nos misérables existences.

J’aimerais oublier.
L’espace d’un instant.
Toutes ces mandibules
Qui mâchonnent la pulpe de nos âmes.
Et redécouvrir le vertige originel
Mes mains entre Tes mains.
En prolongeant
Cet émoi_hallucination psycho-sensorielle
Qui n’appartient qu’à Nous.

Et les étoiles qui nous tirent vers le haut.
Puissantes dans leur furtivité, leur ambivalence,
Leur ambiguïté, leurs paradoxes, leurs rotations.
Mais si fragiles dans leur texture, leur coloration,
Leur essence, leur caractère, leur pénétrance
Et leurs sens interdits au bout des lèvres.

J’irais bien les décrocher un jour ou l’autre.
Avec ou sans les dents, mais avec Toi.
Histoire de voir si j’en suis digne.
Ne serait-ce qu’un instant.
Avant que tout ne retombe en poussières.
Dans un souffle sépulcral.
Celui de la matière
Et du temps, ce joueur avide,
Qui se moquent de tout le reste.

Certains rêves ont un parfum humecté d’éternité.
Alors que d’autres finalement
Ne sont que de vulgaires parenthèses,
Disséminées ici et là,
Sur la partition_carte routière
De nos misérables existences.
[13.12.06]

Monday, December 25, 2006

The flat.

Try to kill myself.
But my heart
Keeps beating again.

Try to kill myself.
But my cells
Keep breathing again.

Walls and mirrors
Watch me, watch me
With stupid eyes.

I wish I was free.
But I can’t stand it
Anymore. Oh no.

Try to kill them all.
But they keep
Shouting in my head.

Try to kill them all.
But they keep
Running in my veins.

I can feel them
Sucking my face
Every second.

And I really
Don’t know
What else
I can do ?!

Try to kill myself.
But my skin
Keeps burning again.

Try to kill myself.
But my brain
Keeps feeling again.

Walls and mirrors
Rape me, rape me
With stupid eyes.

I wish I was free.
But I can’t stand it
Anymore. Oh no.

Try to kill them all.
But they keep
Shouting in my head.

Try to kill them all.
But they keep
Running in my veins.

I can feel them
Sucking my face
Every second.

And I really
Don’t know
What else
I can do ?!

Try to kill myself.
But my cells
Keep breathing again.

Try to kill myself.
But my heart
Keeps beating again.
[24.12.06]

Sunday, December 24, 2006

Brain slices.

Pixelize
Your emotions.
Pixelize
Your feelings.
Pixelize
Your memories.
Pixelize
Your sufferings.

Scalpelize
Your face.
Scalpelize
Your eyes.
Scalpelize
Your brain.
Scalpelize
Your thoughts.

Pixelize
Your hopes.
Pixelize
Your expectations.
Pixelize
Your dreams.
And erase
Your illusions.

Satellize
Your black holes.
Satellize
Your dead stars.
Satellize
Your enemies.
Satellize
Your fears.

Scalpelize
Your emotions.
Scalpelize
Your feelings.
Scalpelize
Your memories.
Scalpelize
Your sufferings.

Pixelize
Your face.
Pixelize
Your eyes.
Pixelize
Your brain.
Pixelize
Your thoughts.

Scalpelize
Your hopes.
Scalpelize
Your expectations.
Scalpelize
Your dreams.
And erase
Your illusions.
[22.12.06]

Monday, December 18, 2006

Censure.

Du [sang sur] les murs.
Du [sang sur] les lèvres.
Du [sang sur] la pointe de la langue.

J’ai des envies de meurtre calligraphique.
Lécher les doigts de ma colère ne suffira pas.

Des faces à [atom]iser.
Des plumes à [totem]iser.
Des os à [carbon]iser.

Lécher les doigts de ma colère ne suffira pas.
J’ai des envies de meurtre calligraphique.

Du [sang sur] les murs.
Du [sang sur] les lèvres.
Du [sang sur] la pointe de la langue.
[08.11.06]

Saturday, December 16, 2006

Heaven is a Whore.

The more we fly.
The more we realize.
The more we lie.
The more we try.
To touch the sky.

The more we play.
The more we love.
The more we hate.
The more we fake.
To fuck and forget.

The more we analyse.
The more we pixelize.
The more we paralyse.
The more we try.
To touch the sky.

In this
World
Of ugliness.
See how it feels.

Too late to scream.
Too late to abort.
Too late to deport.
Our fears & dreams.

The more we face.
The more we test.
The more we guess.
The more we fake.
To fuck and forget.

The more we burn.
The more we learn.
The more we blur.
The more we try.
To touch the sky.

The more we fall.
The more we know.
The more we swallow.
The more we fake.
To fuck and forget.

In this
World
Of ugliness.
See how it feels.

Too late to scream.
Too late to abort.
Too late to deport.
Our fears & dreams.

The more we lie.
The more we try.
To get used to life.
The more we try.
To fuck and die.
[16.12.06]

Friday, December 15, 2006

The perverse Drug.

There’s nothing
Behind the scene.
There’s nothing
Between the lines.
Just me.
Me.
And my fucking
Dissectional
Thoughts.

You are
The perverse
Drug.
And I just
Want to
Spit you
Out of
My imperfect
Brain.

There’s no future
Behind the screen.
There’s no future
Between the pixel_eyes.
Just me.
Me.
And my fucking
Dissectional
Thoughts.

You are
The perverse
Drug.
You are
The perverse
Drug.

There’s no hope
Behind the scene.
There’s no hope
Between the lines.
Just me.
Me.
And my fucking
Dissectional
Thoughts.

You are
The perverse
Drug.
And I just
Want to
Spit you
Out of
My imperfect
Brain.

There’s nothing
Behind the screen.
There’s nothing
Between the pixel_eyes.
Just me.
Me.
And my fucking
Dissectional
Thoughts.
[14.12.06]

Wednesday, December 13, 2006

Google me, Google you.

Google me, Google you.
Every me and Every you.
Big Brother
Is looking at me.
Big Sister
Is looking at you.

On se guette.
On se cherche.
On s’espère.
On se terre.
Entre 2 blogosphères.
Et on s’y perd.

Quand ça [lag]
A n’importe quelle heure.
Tes synapses se glacent.
Et t’attends comme un con.
L’adrénaline au plafond.
Et t’en crèves.
Et t’en crèves.
Tellement t’as peur.
Que tout s’efface.

On s’bouscule.
On s’percute.
On s’défigure.
On s’déchire.
Entre 2 peer2peer.
Et on s’effrite.

Quand ça [lag]
A n’importe quelle heure.
Tes synapses se glacent.
Et t’attends comme un con.
L’adrénaline au plafond.
Et t’en crèves.
Et t’en crèves.
Tellement t’as peur.
Que tout s’efface.

On se guette.
On se cherche.
On désespère.
On se jette à l’amer.
Entre 2 blogosphères.
Et on s’y perd.

Google me, Google you.
Every me and Every you.
Big Brother
Is looking at me.
Big Sister
Is looking at you.
[12.12.06]

Monday, December 11, 2006

Avant l'orage.

Je l’aime.
Dans tes yeux
Cette étoile.
Juste ce qu’il faut
D’éclats et d’éclairs.
Avant l’orage.

Don’t tell me
You don’t know.

Je l’aime.
Dans tes yeux
Cette émotion.
Juste ce qu’il faut
De silence et d'impudeur.
Avant l’orage.

Don’t tell me
You don’t know.
‘cause I know.

Me.
I just wanna
Fly and crash.
Against
The wall
Of your sound.
Like a
Fucking shooting star.
That I am.

Je l’aime.
Dans tes yeux
Cette déchirure.
Juste ce qu’il faut
De rage et de désespoir.
Avant l’orage.

Don’t tell me
You don’t know.

Je l’aime.
Dans tes yeux
Cette passion.
Juste ce qu’il faut
De chair et de sang.
Avant l’orage.

Don’t tell me
You don’t know.
‘cause I know.

Me.
I just wanna
Fly and crash.
Against
The wall
Of your sound.
Like a
Fucking shooting star.
That I am.

Je l’aime.
Dans tes yeux
Cette étoile.
Juste ce qu’il faut
D’éclats et d’éclairs.
Avant l’orage.
[08.12.06]

Thursday, November 23, 2006

La problématique du K²

On ne peut compter que sur soi.
Je le dis, je l’écris.
Je le hurle et le vomis.
On ne peut compter que sur soi.

On se raccroche à des putains de détails pour ne pas perdre pied
Dans ce grand bocal_trou noir qu’est l’humanité.
Les sens en alerte maximale, l’adrénaline prête à exploser.
Mais on a oublié qu’on savait déjà nager.

Tant de coups de couteaux dans le dos.
Tant de déceptions et de désillusions.
Tant de dégoût, de lassitude et d’abandon.
Tant de mots qui sonnent faux.

Et tous ces autres-là.
Ces trous remplis d’immondices.
Ces bouches avides dégoulinant d’hypocrisie.
Et tous ces autres-là.

Regarde-les creuser, encore et encore.
Toujours plus, toujours plus loin, toujours plus fort.
Jusqu’à saigner, jusqu’à en crever.
Regarde-les se pavaner et cracher leur venin.
Toujours plus, toujours plus fort, toujours plus loin.
Jusqu’à jouir, jusqu’à en vomir.

Dans ce foutu merdier.
On ne peut compter que sur soi.
Je le dis, je l’écris.
Je le hurle et le vomis.
On ne peut compter que sur soi.
Dans ce foutu merdier.

On s’emprisonne dans un tissu social en perpétuel mouvement.
Impuissants devant l’élasticité des relations qui s’enlacent et se délacent.
Au gré des humeurs, des épreuves de la vie et du temps.
Rien n’est acquis, rien n’est sûr, et au bout du compte tout s’étiole et trépasse.

Tant de chemins tortueux à parcourir, encore.
Tant d’étoiles, de rêves et d’espoirs à préserver.
Tant de sentiments et de tendresse à recevoir et à donner.
Tant d’énergie et de passion pour repousser l’ombre de la Mort.

Et tous ces autres-là.
Ces requins, ces vampires en puissance.
Ces tristes sires qui se branlent en silence.
Et tous ces autres-là.

Regarde-les se marrer, encore et encore.
Toujours plus, toujours plus loin, toujours plus fort.
Jusqu’à s’étouffer, jusqu’à en crever.
Regarde-les prendre mes mots, et les tourner dans tous les sens.
En avant, en arrière, à l’endroit, à l’envers.
Pour en extraire leur essence et savoir ce que je pense.

On ne peut compter que sur soi.
Je le dis, je l’écris.
Je le hurle et le vomis.
On ne peut compter que sur soi.

Monday, November 06, 2006

Crash test (1)

Crash_test 1.0
Se bouffer du regard à s’en déchirer la rétine. En laisser juste quelques miettes. Au bord des cils. Pour les autres. Qui ne savent pas. Qui ne méritent pas. La moindre seconde d’attention. La moindre sécrétion lacrymale. L’accès direct à ta macula. Sans perte de temps. Connecter nos fibres optiques sur un mode continu. Intensité maximale d’emblée. Court-circuiter quelques neurones au passage. Abjects. Cramer les dernières idées noires collées à la peau de nos envies. Trop envahissantes. Décharger sans compter dans nos fentes synaptiques. Les précieuses endorphines. Avant qu’elles ne s’évanouissent. Dans l’antre secrète de nos récepteurs avides de chairs et de sentiments. Garder en rémanence cette expérience_jouissance corticale pour un instant d’éternité. Avant de se gainsbarrer en fumée.

Sunday, November 05, 2006

Crash test (2)

Crash_test 2.0
Le mur en pleine gueule.
Froidement prévisible.
Fuck !
Encore une plaie à suturer.
Cool !

Saturday, November 04, 2006

Crash test (3)

Crash_test 3.0
La lucidité est une perverse marquise à effet mydriatique maximal. Elle dilate tes pupilles et t’enfonce une lame sombre et glacée au cœur de ton âme délicieusement saignante à ce moment-là. Une morsure au goût indélébile. Une douleur_brûlure narcissique terrible mais nécessaire. Un coup de cutter dans la chair de ton [ego] hypertrophié. Une rupture dans l’inconsistance de ton existence. En apparence. Flashback. On se [cache] cache derrière des mots, des images et des sons. On instrumentalise ses pensées en croyant connaître les principaux effets_secondaires. On se [cache] crache des paroles tendres_dures entre les lignes de chant. On rame, en essayant de comprendre la mécanique de nos fluides inconscients. Avec ou sans gilet de sauvetage. Qu’importe de toute façon. On ne risque pas de se noyer si on a pied. Dans la réalité. Alors quoi ? Bah rien. On se [cache] crash contre le mur rigidifié_cadavérique de nos pulsions/répulsions animalement humaines. Pour mieux se relever ensuite. Plus fort. Eclairé par la conscience de soi et la logique implacable des évènements. Qui s’enchaînent et s’imposent comme une évidence. Souvent. On apprend à aiguiser ses silex_silences dans l’ombre et le confort de l’anonymat. Et à réagir. L’instinct_dans l’instant. Quand soudain un rai de lumière bleue surgit de l’ouverture. La plaie est là. Gratuite. Inscrite. Si simple. Si paradoxale. Mais tellement éphémère. Délicate. Révélatrice. J’ai vu. J’ai ressenti. Et j’ai aimé.

Friday, November 03, 2006

Crash test (4)

Crash_test 4.0
Reproductible à l’infini. Mais pas avec n’importe qui. Ce jour-là, tu sauras. Moi je sais déjà. Cherche pas. C’est gratuit. C’est inscrit. Ca te colle à la peau. Souviens-toi. Ce qui est ancré ne s'efface pas. Ce qui a saigné coagulera et cicatrisera. Ce qui s'est éteint se rallumera. Ce qui est mort renaîtra. Ressentir et vivre ce que l’on écrit_crache_ vomit_éjacule, sinon rien. C’est simple. C’est là, tout près. Et si loin en même temps. Simple question de coordination. Parfois c’est juste une synapse qui a du retard. Moi j’ai tout mon temps. Et je ne joue pas.

Thursday, November 02, 2006

Crash test (5)

Crash_test 5.0
Voué à l’échec si la conjoncture temporo-spatiale et affective n’est pas favorable. Voué simplement à l’abandon si des éléments perturbateurs_parasites viennent salir la magie de la relation. Juste un léger claquement de doigts. Et tout s’efface dans un souffle sépulcral. Et si c’est la route qui va droit dans le mur, il suffit que la caisse s’envole après avoir quitté le serpent_bitume. La clef réside dans l’anticipation du mouvement, l’instinct_dans l’instant. Toujours.

Wednesday, November 01, 2006

Crash test (6)

Crash_test 6.0
Fermer les yeux. Et se laisser porter. Jusqu’à la rupture. La césure. La déchirure. Le zip. L’ouverture. Les yeux fermés. Et écouter. Les silences. Les pulsations. Les envies. Balayer. Les doutes. Les peurs. Appuyer sur. L’accélérateur. Réenclencher. Le générateur émotionnel. Et s’envoler. Les yeux grand ouverts. Ailleurs. Pour un instant d’éternité. Une [re]naissance_jouissance avant de retomber dans la poussière de la mort_oubli. Comme ça. L’air de rien.

Monday, October 30, 2006

Crash test (7)

Crash_test 7.0
Et si je fonçais droit dans le mur. Dans un accès de désespoir. Ou dans un éclair de lucidité froide et révélatrice. Fatiguée de cette chienne de vie que je traîne. Rongée par cette souffrance qui métastase mes envies et crucifie mes rêves. Serais-tu là pour m’en empêcher. Serais-tu là pour inverser le processus et rebooter le système avant que. Juste avant que .. Trop tard.

Sunday, October 29, 2006

Crash test (8)

Crash_test 8.0
Tu sais, la vie est courte. Les liens se font et se défont. On ne maîtrise pas toujours tout. On avance, on recule. On claque des portes, impulsifs entre les lignes ou border-line en puissance. On apprend à se taire et à sucer méticuleusement ses angoisses. On se fait baiser au sens propre ou figuré. On se fait chier. On s’enlise dans une sorte de marasme psycho-somatique à tendance schizoïde. On baisse les yeux. Et on contemple la merde qui nous colle aux godasses, avant de la bouffer parce qu’on n’a rien d’autre à foutre. Quitte à crever, autant le faire avec sa propre merde .. C’est plus propre. Et pourtant. Même si tout cela ne mène nulle part. Ou pas très loin. De soi. De ce « nous » en devenir. Mais si loin des autres. Dont on se fout éperdument. Parce qu’ils ne savent pas. Parce qu’ils n’ont rien compris. Parce qu’ils ne le méritent pas. Ou si peu. Qu’importe. C’est pas ça l’Essentiel. De toute façon. Tout est dans nos têtes. Et la clef repose sur la distanciation. Toujours. L’action_dans le mouvement. L’instinct_dans l’instant. L’émotion. L’authenticité. Sinon rien. Que dalle. Du vent. Insipide et stérile. Et il te reste quoi. Le carcinome in situ qui métastase tes envies et tes désirs. Le TOC qui fait tic-tac dans ta tête à claques .. Putain de lucidité à conserver coûte que coûte. C’est notre meilleure amie_ennemie finalement. Et les étoiles qui nous tirent vers le haut. Puissantes dans leur furtivité, leur ambivalence, leur ambiguïté, leurs paradoxes, leurs rotations. Fragiles dans leur texture, leur coloration, leur essence, leur existence et leurs sens interdits au bout des lèvres. J’irai bien les décrocher un jour ou l’autre. Histoire de voir si j’en suis digne. Ne serait-ce qu’un instant. Avant que tout ne retombe en poussières. Dans un souffle sépulcral. Celui de la matière qui se moque de tout le reste. Bang. Bang. Bang. Et le mur droit devant. Jamais bien loin. C’est con.

Saturday, October 28, 2006

Crash test (9)

Crash_test 9.0
Ça te griffe les yeux, ça te mord la peau, ça te brûle sous les doigts. Ça te pique dans l’âme, ça t’écorche les lèvres, ça t’électrise les pensées. Ça te transperce le cœur. Ça t’électrise les pensées, ça t’écorche les lèvres, ça te pique dans l’âme. Ça te brûle sous les doigts, ça te mord la peau, ça te griffe les yeux. Et t’en crèves, oui, t’en crèves. Impuissant devant l’écran de ta vie qui défile, comme ça, l’air de rien. Vomissant les instants qui te claquent entre les doigts. Et t’en crèves, oui, t’en crèves. Ça te griffe les yeux, ça te mord la peau, ça te brûle sous les doigts. Ça te pique dans l’âme, ça t’écorche les lèvres, ça t’électrise les pensées. Ça te transperce le cœur. Ça t’électrise les pensées, ça t’écorche les lèvres, ça te pique dans l’âme.Ça te brûle sous les doigts, ça te mord la peau, ça te griffe les yeux. Alors quoi ? Qu’est-ce que t’attends ? On se la prend cette putain de route ? Ça te griffe les yeux, ça te mord la peau, ça te brûle sous les doigts. Ça te pique dans l’âme, ça t’écorche les lèvres, ça t’électrise les pensées. Ça te transperce le cœur. Ça t’électrise les pensées, ça t’écorche les lèvres, ça te pique dans l’âme. Ça te brûle sous les doigts, ça te mord la peau, ça te griffe les yeux. Et t’en crèves, oui, t’en crèves. Impuissant devant l’écran de ta vie qui défile, comme ça, l’air de rien. Vomissant les instants qui te claquent entre les doigts. Et t’en crèves, oui, t’en crèves. Ça te griffe les yeux, ça te mord la peau, ça te brûle sous les doigts. Ça te pique dans l’âme, ça t’écorche les lèvres, ça t’électrise les pensées. Ça te transperce le cœur. Ça t’électrise les pensées, ça t’écorche les lèvres, ça te pique dans l’âme. Ça te brûle sous les doigts, ça te mord la peau, ça te griffe les yeux. Et l'arme que t'avais planquée sous le siège. Pan ! T’es mort .. See you in Hell.

Friday, October 27, 2006

Crash test (10)

Crash_test 10.0
Reprendre son souffle. Ralentir la cadence. Changer de route. Prendre une voie sans issue. Court-circuiter 2-3 synapses. Et s’arrêter. Au pied du mur. Les sens en alerte. Avant de. Retenter. L’expérience. Celle qui occultera toutes les autres. Vertigineuse et dangereuse. Puissante et fragile à la fois. Celle qui s’imposera comme une évidence. Et explosera toutes tes certitudes et autres fantasmes poussiéreux. Celle qui t’ouvrira de nouvelles perspectives. Inattendues. Désarmantes d’authenticité. Coupantes comme des lames de rasoir. Profondément ancrées dans la réalité. Ta réalité. Mais sans aucune garantie cathartique. Une expérience révélatrice, mais pas forcément salvatrice. Ce jour-là, tu sauras pourquoi certains rêves ont un parfum humecté d’éternité alors que d’autres ne sont que de vulgaires parenthèses sur la partition_carte routière de nos misérables existences.

Thursday, October 26, 2006

Crash test (11)

Crash_test 11.0
Et si. On prenait le taureau par les cornes et qu’on s’embrochait avec pour mettre nos tripes à l’air. En plein milieu de la route_arène de nos pulsions/répulsions alimentées par d’ancestrales et irrationnelles peurs. Histoire de. Voir. Si le [je] en vaut la chandelle. Histoire de. Vérifier. Si nos amants démoniaques se sont encore foutus de nos gueules en nous incitant à prolonger cet émoi_hallucination psycho sensorielle entre Toi et Moi. Juste tenter. Une crashing expérience. Sans maquillage ni artifice. Sans ceinture. De sécurité. Comme ça. L’air de rien. Et constater froidement l’étendue des dégâts occasionnés. Plonger les mains dans le cambouis de nos entrailles brûlantes. Extirper chirurgicalement chaque fibre, chaque pulsation, chaque sensation, chaque émotion. Et les passer sous le microscope de nos envies. Lucides. Eclairés. Eventrés. Nus. Ivres. Mais libres. Objectiver une bonne fois pour toutes la réalité_chair de nos fluides/sangs/sentiments. Tu mens ? Mensonges. Un songe alors. Que l’on disséquerait pour mieux s’en approprier le sens et l’essence. Puis on tordrait les couilles de nos doutes réfractaires. Les unes après les autres. Et on verrait. Enfin. Si nos consciences_attrape poussières ont toujours un goût de latex. Simplement. Et on se retrouverait face à face. Lucides. Eclairés. Eventrés. Nus. Ivres. Mais libres. Entièrement rouges. De honte. Devant tant de sang déversé. Et de plaisir. Devant toutes ces jouissances_renaissances à venir. Même éphémères. Un songe ? Pas sûr. Un putain de crash_test en puissance. Oui.

Wednesday, October 25, 2006

Crash test (12)

Crash_test 12.0
Confronter la verticalité de nos envies à la chair de nos sentiments. Sur un coin de parking ou ailleurs. Oublier. L’espace d’un instant. Toutes ces mandibules qui mâchonnent la pulpe de nos âmes. Surprends-moi ..

Tuesday, October 24, 2006

Crash test (13)

Crash_test 13.0
Regarde Toi. Regarde Moi. Ça sent le camphre. Ça sent le moisi. Ça sent la mort. La sclérose de nos désirs. La putréfaction de nos rêves. Et tous ces mots_gestes suspendus, ivres, sonnants et trébuchants. Ces images_constructions neuronales chimériques auxquelles on se raccroche. Ces âmes qui se laissent pénétrer sans broncher, avides de sang et de sentiments. Ces corps inertes qui se taisent et se terrent dans leurs angoisses pseudo-existentielles [ego]centrées. Ces respirations qui se ralentissent et s’épuisent. Ces cœurs qui lâchent, tristes et vides. Ces artères qui se bouchent, athéromateuses et crades. Ces bouches pâteuses qui crachent leur désespoir et leurs poly-addictions. La putréfaction de nos rêves. La sclérose de nos désirs. Envie de hurler. Envie de gerber. Envie de crever. Tout court. Regarde Moi. Regarde Toi. Et les serpents autour de nos chevilles, prêts à nous mordre pour accélérer le processus. Et le mur droit devant. Regarde ! La turgescence réflexe de cet empire calligraphique dès qu’on l’astique un peu trop vigoureusement entre les lignes et les pointillés. Dernier spasme caverneux avant que tout ne retombe dans la détumescence de l’oubli_dégoût. Ça sent la mort. Ça sent le moisi. Ça sent le camphre. Regarde les tristes sires que nous sommes devenus. Ou que nous avons toujours été. Au fond du gouffre. Faudrait peut-être penser à changer de route.

Crash test (14)

Crash_test 14.0
Se réinventer. Mes mains entre tes mains. Et déchiffrer la partition de nos âmes. Qu’importe la distance à parcourir avant de. Qu’importe le temps que ça prendra avant de. Se. Réinventer. Renaître de nos cendres. Abjectes. Et redécouvrir. Le vertige originel. Tes mains entre mes mains. Qu’importe la limitation de vitesse qui nous forcera à ralentir avant de. Qu’importe la poudre que l’on cramera avant de. Se. Réinventer. Encore une fois.

Sunday, October 22, 2006

Crash test (15)

Crash_test 15.0
Tu vois, parfois je me dis que tout ça n’a aucun sens. Je n’ai pas besoin de toi pour me crasher la gueule en silence. La route je la connais bien. Trop bien même. Les montées, les descentes. Le scénario imbibé de caféine que j’ai tatoué sur ma peau. L’ombre de la Mort qui plane. L’air de rien. La vie qui laisse un goût métallique dans la bouche, jour après jour. Les monstres sous le lit qui mâchonnent l’écorce de nos rêves. Cette tension qui monte, cette noirceur qui s’installe, ce crescendo qui résonne, cet impact qui se dessine. A quoi bon attendre. A quoi bon se taire. A quoi bon maquiller la vérité. A quoi bon se bercer d’illusions stellaires. A quoi bon mettre des putains de gants en latex pour exciser ce qui dépasse et faire comme si de rien n’était. A quoi bon anesthésier ses émotions pour atténuer la douleur qui gangrène le corps et l’esprit. A quoi bon travestir ses maux derrière des mots_papillons incapables de s’envoler, tellement ils sont lourds et s’accrochent au bout des lèvres. A quoi bon faire semblant de continuer à espérer. A quoi bon se détacher de tout, de rien et prendre sur soi, comme de vieux cons, abouliques et pathétiques. Le mur est là, tout près. Il suffit d’un rien pour quitter la route et tirer sa révérence. Simplement. Une Thanatos en couleurs. L’ultime provocation. Ma liberté. Ta renaissance. Tout est lié. Tu sais, je n’ai pas besoin de toi pour me crasher la gueule en silence. Chercher le code, trouver le sens. Tu parles d’une vie. Et pourtant, We’re in this together. Je t'aime. Et c’est bien ma veine.

Saturday, October 21, 2006

Crash test (16)

Crash_test 16.0
Je distille mes mots et mes silences de façon chirurgicale sur la route des émotions. Autant de signaux lourds de sens ouvrant sur des perspectives que tu n’imagines même pas. Il en faut peu pour défoncer des portes closes. Il en faut encore moins pour les claquer et les condamner à tout jamais. Ecoute ! Je t’offre mes silences en guise de respiration. Puisses-tu ne pas t’étouffer avec. La route est longue. Souviens-toi que le temps est un joueur avide qui gagne sans tricher. A tout coup, c’est la loi. Et il en faut peu pour partir. Définitivement. See you in Hell, my friend.

Friday, October 20, 2006

Crash test (17)

Crash_test 17.0
Je me demande parfois si l’anévrysme de notre amour n’est pas au bord de la rupture .. Tu sais, un peu comme une bombe à retardement qui est là, dans nos têtes, tumorale, capricieuse, prête à exploser in situ, au moment même où l’on s’y attendrait le moins. Fulgurance de l’instant, balayant tout sur son passage, dans un souffle sépulcral. Une brèche vasculaire dans notre espace_temps qui ne se refermerait jamais. Et l’on se noierait dans une rivière de sentiments complexes, souvent contraires, incompris, refoulés, se mélangeant une dernière fois dans les remous vrombissants de cette hémorragie cérébro-méningée cataclysmique qui nous emporterait vers d’autres dimensions, extra_corticales. Je me demande parfois si l’anévrysme de notre amour n’est pas au bord de la rupture .. J’aime beaucoup cette phrase. Même si elle ne veut pas dire grand-chose, au fond. Va savoir ..

Thursday, October 19, 2006

Crash Test (18)

Crash_test 18.0
On aurait pu essayer. Se mordre, se déchirer, se scarifier la peau à l’encre de nos baisers. Tatouer notre cœur et la pulpe de notre âme à l’essence de nos rêves les plus secrets. Au lieu de se cacher derrière des silences coupants comme des lames de rasoir. Coagulent les secondes, une à une, dans nos veines mortifères. L’appel du vide résonne toujours à contre-temps. Moi, je n’ai pas su t’attendre. Et toi, éternel absent, tu n’as pas su me retenir sous le vent. Nécrosent les silences toxiques au creux de nos reins. A qui la faute ? Je ne sais plus. Qu’en reste-t-il de cet amour à contre-courant ? Tu ne dis rien. Et moi, je te fais don de mes sourires. Ecoute, l’appel du vide traverser le temps et l’espace, et ses échos lancinants qui font des ricochets sur les parois de nos bulles transparentes. On aurait pu s’essayer. Mais qu’importe finalement. Ça ne sert à rien d’avoir des regrets, si c’est pour les ressasser et s’en faire un linceul. J’ai préféré m’effacer. Je ne sais pas aimer. Je ne mérite pas d’être aimée. Je ne fais que traverser les gens. Jusqu’au jour où le processus s’arrêtera. Jusqu’au jour où c’est la terre que j’embrasserai pour un instant d’éternité. On y vient, à la fin. On y vient.

Saturday, October 07, 2006

Coupe le son

Monte le son, si t’es un homme
Et nous verrons
Si nos apnées se coordonnent.

Ecoute le bruit du temps qui passe
Marqué par les battements de l’horloge baudelairienne
Celle qui te montre du doigt et te dit « souviens-toi »

Ecoute le bruit des feuilles que l’on froisse
Après y avoir couché ses pensées les plus secrètes
Celles qui parlent de Toi et de Moi et prolongent cet émoi.

Ecoute le bruit des rêves que l’on déchire
D’un simple coup de plume ou de canif, virtuel ou réel
Ceux qui dessinent les contours de notre univers, au-delà.

Monte le son, si t’es un homme
Et nous verrons
Peut-être où nous en sommes.

Ecoute le bruit du sang qui coule le long des lignes
Et s’échoue sur la pierre tombale de nos désirs
Ceux qui nous animent et ne tiennent qu’à un fil de soie.

Ecoute le ronronnement pervers de la machine
Qui vampirise nos pensées et alimente nos soupirs
Celle qui finit par gagner sans tricher en imposant sa loi.

Ecoute le bruit du temps qui passe
Marqué par les battements de l’horloge baudelairienne
Celle qui te traite de vieux lâche et dit « il est trop tard »

Coupe le son, si t’es un homme
Et nous verrons
Si nos silences se coordonnent.
[15.09.06]

Thursday, October 05, 2006

Contact

Les mots ne coulent plus comme avant.
Ils restent là, coincés en travers de ma gorge.
Ils collent et claquent dans ma bouche.
Ils s’accrochent, rebelles, au bord de mes lèvres.
Les mots ne coulent plus comme avant.

J’aurais envie de …
Te voir, simplement, sans rien dire.
Et d’imprimer mes pensées au fond de tes yeux.
J’aurais envie de …
Cristalliser la fragilité de cet instant précieux.
Avant qu’il ne vole en éclats de larmes et de rires.
J’aurais envie de …
Te toucher avec la pulpe de mon âme puis du bout des doigts.
Et de prolonger cet émoi entre Toi et Moi.
J’aurais envie de …

Juste un contact.
Même furtif. Même très léger.
Juste un contact.
Un parfum humecté d’éternité.
Juste un contact.

J’aurais envie de …
Te prendre la main et de la serrer fort, jusqu’à la déchirure.
Pour y emprisonner nos vieilles blessures.
J’aurais envie de …
Coordonner nos silences et nos espérances.
Et de synchroniser nos souffles pour toucher le firmament.
J’aurais envie de …
Te sentir tout contre moi, simplement.
Et de faire l’amour à ton âme en toute innocence.
J’aurais envie de …

Les mots ne coulent plus comme avant.
Ils restent là, coincés en travers de ma gorge.
Ils collent et claquent dans ma bouche.
Ils s’accrochent, rebelles, au bord de mes lèvres.
Les mots ne coulent plus comme avant.
[28.09.06]

Monday, October 02, 2006

Upper[cut] experiences

On s’percute.
Comme ça, pour rien.
Ça dépend.
On s’percute
Pour se faire du bien.
Ça dépend.

On s’percute.
Sans vraiment le vouloir.
Ça dépend.
On s’percute.
En invoquant le hasard.
Ça dépend.

On a établi à tort ou à raison
Un contrat à durée indéterminée.
On dépassera peut-être le forfait
Sans s’en rendre compte.
Et on grillera les dernières secondes
En longs silences éthérés.

On s’percute.
De façon préméditée.
Ça dépend.
On s’percute.
L’esprit et le corps aux aguets.
Ça dépend.

On s’percute.
Comme ça, pour le plaisir.
Ça dépend.
On s’percute.
Pour retrouver le sourire.
Ça dépend.
[30.09.06]

Wednesday, September 27, 2006

De Toi à Moi

Même si.
Aucun son ne sortira.
De ta bouche.
Même si.
Aucun son ne sortira.
De ma bouche.

De Toi à Moi.
La note bleue.
Scintillera Au fond des yeux.
De Toi à Moi.
L’écho silencieux D’un aveu.
Résonnera.
De Toi à Moi.

Même si.
Les mots finiront.
Par s’envoler.
Même si.
Les maux finiront.
Par s’effacer.

De Toi à Moi.
Un secret Partagé.
Du bout des lèvres.
De Toi à Moi.
Une émotion Ancrée.
A jamais.
De Toi à Moi.

Même si.
Nos chemins.
Se sépareront.
Même si.
Nos mains.
Se reconnaîtront.

De Toi à Moi.
Une danse.
Pour aimanter
Nos silences.
De Toi à Moi.
Une symphonie.
De pulsations.
A l’unisson.
De Toi à Moi.

Même si.
Aucun cri ne sortira.
De ta bouche.
Même si.
Aucun cri ne sortira.
De ma bouche.

Une respiration.
Entre.
Toi et Moi.
[09.09.06]

Friday, September 15, 2006

Freezing ways

J’avance pas, je cours.
Je cours après le temps qui passe
Et ses instantanés de joie tristement éphémères
Qui me laissent toujours un goût amer.
J’avance pas, je cours.
Je cours après mes sourires de glace.
Ces sourires fragiles qui se figent et se brisent
Sans un bruit au bout de mes lèvres.
J’avance pas, je cours.

J’avance pas, je m’agite.
J’allume la mèche et crame mes idéaux
Je m’enlise dans les méandres de mon esprit
Et j’étouffe mes hurlements sous l’eau.
J’avance pas, je m’agite.

J’avance pas, je cours.
Je cours après mes illusions d’enfant
J’ai grandi beaucoup trop vite, en m’énervant
Et je me relève souvent, les genoux en sang.
J’avance pas, je cours.
Je cours après mes lignes de cristal.
Ces lignes d’écriture qui se figent et se brisent
Sans un bruit au bout de mes doigts.
J’avance pas, je cours.

J’avance pas, je me lasse.
Je m’efface avant que l’on ne me rattrape.
Je décapite mes certitudes d’un souffle sépulcral
Et apprivoise le silence qui résonne de tout son poids.
J’avance pas, je me lasse.

J’avance pas, je cours.
Je cours après l’ombre de mes envies
Et les poussières d’étoiles que j’ai disséminées
Vestiges de mes rêves consumés.
J’avance pas, je cours.
Je cours après mes larmes de glace.
Ces larmes océanes qui se figent et se brisent
Sans un bruit au bord de mes paupières.
J’avance pas, je cours.

J’avance pas, je crève.
Je programme la mort cellulaire de mes désirs
Avant qu’ils ne se nécrosent et s’infectent
Et j’euthanasie mes derniers souvenirs.
J’avance pas, je crève.

J’avance pas, je cours.
Je cours après mes vieux amants démoniaques
Pour les émasculer d’une seule râture
Et danser à moitié nue sur leur sépulture.
J’avance pas, je cours.
Je cours après mes sourires de glace.
Ces sourires fragiles qui se figent et se brisent
Sans un bruit au bout de mes lèvres.
J’avance pas, je cours.
[07.09.06 ]

Monday, September 11, 2006

Like a hole in my head

Comment peut-on parler de sérénité
Lorsqu'on s'enlise jour après jour dans une sorte de marasme
Qui nous maintient pieds et poings liés.

Ce n'est pas tant le silence que l'impatience
Qui est auto-destructeur.
C'est juste le poids de l'existence.

Alors j'écris. J'écris pour ne pas pleurer.
Prose ou poésie, ça n'a pas d'importance.
Les mots sont faits pour s'envoler
Et préserver leur innocence.

Mais ne pas savoir est
Sans doute la pire des souffrances.

Alors j'écris. J'écris pour ne pas sombrer.
Prose ou poésie, c'est du pareil au même.
Les mots sont faits pour s'envoler
Et libérer ceux qui les sèment.

Comment peut-on parler de sérénité
Lorsque tous nos rêves et nos espérances tiennent à un fil de soie
Qui est sur le point de craquer.

Ce n'est pas tant le silence que l'impatience
Qui est auto-destructeur.
C'est juste le poids de l'existence.

Alors j'écris. J'écris pour ne pas sombrer.
Prose ou poésie, ça n'a pas d'importance.
Les mots sont faits pour s'envoler
Et inventer une nouvelle danse.

Mais ne pas savoir est
Sans doute la pire des souffrances.

Alors j'écris. J'écris pour ne pas pleurer.
Prose ou poésie, c'est du pareil au même.
Les mots sont faits pour s'envoler
Et toucher ceux qui s'aiment.

Comment peut-on parler de sérénité
Lorsqu'on s'enlise jour après jour dans une sorte de marasme
Qui nous maintient pieds et poings liés.
[28.08.06]

Tuesday, September 05, 2006

Twenty-nine

Twenty-nine
Seconds
To reach my planet.

Twenty-nine
Minutes
To change my skin.

Twenty-nine
Years
To feel alive.
[04.09.06]

Saturday, September 02, 2006

Eternally missed

J’avais envie de t’écrire … j’avais envie de te dire … et puis non.
Comme si mes pensées s’emballaient et refusaient de s’articuler entre elles.
Comme si les mots s’agglutinaient et se heurtaient à l’écorce de ma raison.
Comme si les paroles et les sons n’arrivaient plus à déplier leurs ailes.

Je ne saurais dire …
Si c’est mon ambivalence ou l’éclosion d’une sombre démence
Qui me fait envisager le pire.
Mais avant Toi, je n’avais jamais hurlé aussi fort en silence.
Je ne saurais dire …

Tu fais partie de ceux …
Auxquels je tiens comme à la prunelle de mes yeux.
Tu fais partie de ceux …
Auxquels j’ai réservé une place particulière
Dans un coin de ma bulle solitaire.
Tu fais partie de ceux …

J’avais envie de t’entendre … j’avais envie de te surprendre … et puis non.
Comme si mes peurs irrationnelles atteignaient un niveau incontrôlable.
Comme si mes gestes s’étaient figés dans un manteau de lave en fusion.
Comme si mes vieux démons avaient décidé de sortir de leur placard.

Je ne saurais dire …
Si c’est mon hypersensibilité ou la sensation d’être en état d’urgence
Qui me fait envisager le pire.
Mais avant Toi, je n’avais jamais saigné aussi fort en silence.
Je ne saurais dire …

Un jour peut-être …
On apprendra à se connaître
Du bout des doigts puis du bout des lèvres.
Un jour peut-être …
On rallumera nos regards d’enfant
Pour toucher le firmament.

J’avais envie de t’écrire … j’avais envie de te dire … et puis non.
Comme si mes pensées s’emballaient et refusaient de s’articuler entre elles.
Comme si les mots s’agglutinaient et se heurtaient à l’écorce de ma raison.
Comme si les paroles et les sons n’arrivaient plus à déplier leurs ailes.
[25.08.06]
Bande son : Muse – Eternally missed

Sunday, August 27, 2006

Instantané

Ne pas réfléchir.
Court-circuiter
Ses pensées.
Juste réagir
Dans
La spontanéité
De l’instant.

Des mots simples
Qui coulent
Le long des lignes
Et glissent
Sans faire de bruit
Au bord des yeux.

Un souffle
Retenu
Quelques secondes.
Une hypoxie cellulaire
Nécessaire
Pour rebooter
Le système.

Des mots simples
Qui s’insinuent
Entre les lignes
Et prennent
Des sens interdits
Au bout des lèvres.

Se mettre en scène.
Décrocher le 1er rôle
Dans son propre scénario
Imbibé de larmes
Et de caféine.
Puis prendre son arme.
Sans réfléchir.
[23.08.06 ]

Wednesday, August 23, 2006

Eternels insatisfaits

On s’amuse à compter les entailles
Les coups, les blessures
Les déchirures.
Puis on plonge dans ses entrailles
Les yeux à moitié fermés
A la recherche d’une nouvelle plaie
Qui nous tiraille.

Eternels insatisfaits
On se perd dans la quête de l’infini
On se cache derrière un écran de pixels
On saute à pieds joints dans l’irréel
Avec l’oppressante sensation de végéter
Complètement démunis
Dans des bulles artificielles.

On creuse sa tombe
En avalant goulûment la terre.
On mord la poussière
Des étoiles qu’on a consumées
A force d’attendre bêtement
Les bras ballants
Scotchés sur un putain de clavier
Les yeux noyés
Dans son propre néant.

Eternels insatisfaits
On se perd dans la quête de l’infini
On se cache derrière un écran de pixels
On saute à pieds joints dans l’irréel
Avec l’oppressante sensation de végéter
Complètement démunis
Dans des bulles artificielles.

On se nourrit de vaines et fades déchéances
On s’enlise toujours seuls, en silence.
Tristes sires en déconfiture
Impuissants devant
La putréfaction de nos sens.
Et on finit par se cadavériser lentement
Dans des coins obscurs.
[23.08.06]

Sunday, August 20, 2006

Black cherries

J’ai perdu mon élan vital cette nuit
Le monstre que je dissimulais sous le lit
M’a baisée pendant que je dormais.

Se lever en mode semi-automatique
Un goût encore métallique dans la bouche
Ouvrir les yeux sur un monde achromatique.

Traîner son corps comme un vulgaire boulet
Pathétique objet anhédonique
Qui nous condamne sans sourciller.

Se nourrir du suc de ses angoisses
Lentement, les rêves caramélisent et craquent
Sous le poids du temps qui passe.

J’ai perdu mon élan vital cette nuit
Le monstre que je dissimulais sous le lit
M’a baisée pendant que je dormais.
[20.08.06]

Tuesday, August 15, 2006

Life is not a game

Don’t you know what you are ?
Life is full of shit
But it’s not a game
No, it’s not.

Les squales continueront de tourner
Dans le bocal de l’humanité.
Les anges noirs attendront leur heure
Si patiemment, si ardemment.
Méfie-toi de tout ce sang
Tu n’en verras pas la couleur.

Don’t you know what you are ?
Life is full of shit
Life is full of grace
But it’s not a game.
Remember what you are
You’ll always be the same
Just a fucking liar
Suck, suck, suck it !

Les squales continueront de t’observer
Et de se marrer à gorge déployée.
Les anges noirs se reposeront en silence
Derrière un rideau de flammes.
Méfie-toi des apparences
Tu n’es qu’un pion bas de gamme.

Don’t you know what you are ?
Life is full of grace
But it’s not a game
No, it’s not.
[13.08.06]

Thursday, August 10, 2006

X-friends

Ça fait mal
Et pourtant tu sens rien.

C’est comme un coup de tonnerre
Qui t’électrise et crame tes idéaux.
Le détail qui t’ouvre les yeux
Et tout s’éclaire.

Ça fait mal
Et pourtant ça fait rien.

C’est comme un coup de fouet
Qui claque et te lacère la peau.
Une cicatrisation dirigée
Et une amitié à l’eau.

Ça fait mal
Et pourtant ça fait rien.

C’est comme un coup de poignard
Qui te déchire en deux morceaux.
La réalité en pleine poire
Et le geste de trop.

Ça fait mal
Et pourtant tu sens rien.
[06.08.06]

Tuesday, August 08, 2006

Let them fly

Tes maux, tes silences
Mes mots, mes impatiences.

Nos rêves, nos essences
Nos montées, nos descentes
Nos départs, nos errances.

Tes larmes, tes sourires
Mes états d'âme, mes vertiges.

Nos étoiles, nos désirs
Nos angoisses, nos doutes
Nos envies, nos soupirs.

Tes mots, ton abstinence
Mes maux, ma souffrance.
[06.08.06]

Sunday, August 06, 2006

Symphony in blue

Des pulsations
Un rythme

C'est entre Toi et Moi que ça se passe.

Une partition
Une danse

Peu à peu les doutes s'effacent.

Une mélodie
Un rayonnement

Une morsure qui ne laisse pas de trace.

Un souffle
Une évidence

Etre ou ne pas être avec Toi
Est la mesure de mon espace-temps.
[04.08.06]

Saturday, August 05, 2006

Pix'hell

Hell'o you

Et si on dessinait nos rêves en cristaux liquides
Avant que la clepsydre ne se vide.

Et si on pixélisait nos pensées et nos sentiments
Dans la spontanéité de l'instant.

Et si on scarifiait définitivement sur notre peau
Les secrets qui se cachent derrière ces mots.

Et si on effaçait les traces de notre passage sur la toile
Avant de se réserver les 2 dernières balles.

See you in Hell.
[26.07.06]

Friday, August 04, 2006

Ecoute

Ferme les yeux
Laisse-toi porter
Peu à peu
Laisse-les s'envoler
Laisse-les t'emmener
Au firmament.

Ecoute-les
Te désirer

Laisse-les t'effleurer
Du bout des doigts
Laisse-les te goûter
Du bout des lèvres
Laisse-les glisser
Sur ta peau.

Ecoute-les
Te consumer

Laisse-les te pénétrer
Doucement
Laisse-les te caresser
Tendrement
Laisse-les te faire violence
En silence.

Ecoute-les
Se mélanger

Mes larmes, tes larmes
Dans un souffle
Mes mains, tes mains
En cadence
Des sons qui dansent
Sur la partition de nos âmes.

Ecoute-les
S'aimer

Nos essences, nos saveurs
Nos erreurs, nos souffrances
Nos peurs, nos errances
Dans la moiteur
De nos corps impatients et meurtris
Une symphonie.
[25.07.06]

Wednesday, August 02, 2006

Silver ocean

Si on s'échangeait nos idées
On pourrait s'amuser à faire des ricochets
Sur la surface de nos bulles aimantées.

L'univers de nos possibilités est immense
Il suffirait d'un peu de notre essence
Pour embraser nos désirs et nos envies
Et oublier les monstres cachés sous le lit.

Si on s'écoutait respirer
On pourrait dessiner les contours de nos rêves
A l'encre versatile de nos pensées.

L'univers de nos possibilités est infini
Il suffirait de maîtriser la mécanique des fluides
Et de s'inventer notre météo marine
Pour redécouvrir les trésors qu'on avait enfouis.

Si on se laissait aller
On pourrait prendre le risque de s'aimer
Même en pointillés.
[20.07.06]

Tuesday, August 01, 2006

Renaissance

Ça revient
Un souffle, un espoir
Tout doucement.

Une claque, un cri
Une envie
Un appel à la vie

On se lance à l'aveugle
Dans une sorte de défi scientifique
On féconde ses rêves in vitro
Parce que face au mur, on est toujours seul
On entre alors dans une phase critique
Avec la gestation de ses idées noires
Sous l'emprise d'angoisses amniotiques
Et d'irrationnelles peurs
Jusqu'à la délivrance tant attendue.

Une claque, un cri
Une envie
Un appel à la vie

On écoute, les sens en alerte
Le temps suspendu à ses lèvres
La naissance de fragiles pulsations
Faiblement perceptibles
Puis de plus en plus rapides
Commencent à résonner à l'unisson
Du plus profond de ses entrailles
Un coeur qui s'emballe
Une révélation perçant l'écorce de la raison.

Une claque, un cri
Une envie
Un appel à la vie

C'est revenu
L'envie d'avoir envie
Tout simplement.
[15.07.06]

Sunday, July 16, 2006

Utopia

D'espoirs en désespoirs
On caresse ses rêves du bout des doigts
On essaie tant bien que mal
De veiller sur ses étoiles
Mais nos vieux démons sont toujours là.

Overdose de souffrance
Qui s'écoule en intra-veineuse
Trépane les âmes silencieuses
Et kétamine les esprits
Jusqu'à la lie.

D'espoirs en désespoirs
On arrache ses plumes avec les dents
On se jette des sorts
On attend, on espère, encore
Mais les corps s'épuisent inexorablement.

Overdose de souffrance
Qui s'insinue dans les pensées
Anesthésie les émotions
Et coupe toutes ces subtiles connexions
Un instant d'éternité.

D'espoirs en désespoirs
On passe de l'ombre à la lumière
Mais c'est dans le noir
Que les passions se révèlent
Et qu'on éteint ses derniers rêves.
[16.07.06]

Saturday, July 15, 2006

Electric ways

J'ai plus d'envie, j'ai plus d'élan
Libérée des entrailles de cette page
J'efface les traces de mon passage
Lentement, consciencieusement.

J'attends l'orage
Dressée sur la pointe des pieds
Le doigt levé
L'électrisation de mes pensées.

J'attends l'orage
Drapée à l'encre du soir
Les yeux fermés
La crémation de mes idées noires.

J'attends l'orage
Dressée sur le prisme de l'espoir
Le coeur battant
L'embrasement de mes étoiles.

J'ai plus d'envie, j'ai plus d'élan
L'ambivalence à son paroxysme me désarticule
Je compte les morsures du temps
Mes équations sont devenues insolubles.
[11.07.06]

Wednesday, July 12, 2006

Divine comedy

Sous le masque du silence
Les visages se ferment et se figent
Les sourires peu à peu s'effacent
Les doutes exhibent leurs formes callipyges
Les sentiments s'étiolent et trépassent
Avec élégance.

Come on Lord
Dis-moi que nos étoiles brillent encore
Accorde-moi cette lueur d'espoir
J'ai besoin d'y croire.

Sous le masque de l'indifférence
Les esprits s'embrasent et se consument
Les corps se tordent et se replient
Les coeurs saignent à bas bruit
Les univers lentement s'embrument
Avec élégance.

Come on Lord
Dis-moi que nos étoiles brillent encore
Accorde-moi cette lueur d'espoir
J'ai besoin d'y croire.

Sous le masque du silence
Les mains tremblent et s'affolent
Les plumes s'agitent et dansent la St Guy
Dans la bouche, les mots claquent et collent
La souffrance viole à nouveau les esprits
Avec élégance.
[27.06.06]
Bande son : our mutual friend & lost property de The Divine Comedy

Tuesday, July 11, 2006

Oublier

J'ai voulu tout oublier
Effacer ce qu'on m'avait enseigné
Récurer mes pensées
Faire table rase d'un certain passé
Parce qu'il le fallait.

Alors j'ai donné un grand coup de pied
Dans ce château de cartes en papier
Pour voir ce que ça donnait.

Et
J'ai vu
J'ai compris
J'ai grandi
Je recommencerai
C'est sûr.

Alors j'ai allumé la poudre qui traînait
Et j'ai tout brûlé, jusqu'au dernier
Souvenir que je refusais de livrer.

J'ai voulu tout oublier
Me retrouver, réapprendre à respirer
Nager, sans gilet de sauvetage
Faire peau neuve de tout ce carnage
Parce qu'il le fallait.
[21.06.06]

Monday, July 10, 2006

Le fil

Un fil pour les gouverner tous
Un fil pour les trouver
Un fil pour les amener tous
Et dans les ténèbres les lier.

Un fil
Invisible
Si fragile
Si futile ... en apparence
Si aléatoire
Crématoire
Un espoir

Il se déroule au rythme des saisons
Glisse le long de la raison
S'insinue dans les âmes et les coeurs
Sonde une à une toutes leurs peurs
Enlace et délace leurs pensées
Dessine sa propre destinée.

Un fil
Invisible
Si fragile
Si futile ... en apparence
Si pervers
Si nécessaire
Impalpable

Il serpente le long des dunes
Se mélange avec le bitume
S'oublie au bord de la route
Attend ses hôtes de passage
Se raccroche à leurs doutes
Pour les mettre en esclavage.

Un fil
Si obsédant
Si déroutant
Indéchiffrable ... en apparence
Si pervers
Si nécessaire
Impalpable

Un fil pour les gouverner tous
Un fil pour les trouver
Un fil pour les amener tous
Et dans les ténèbres les lier.
[14.02.06]

Saturday, July 08, 2006

Black holes & Revelations

Rupture dans l'espace-temps
Trous noirs avides de chair et de sang
Ce qui est ancré ne s'efface pas
Ce qui a saigné coagulera et cicatrisera.

Renaissance dans la souffrance
Révélations dans l'abandon.

Face à face avec soi-même
Terrible et nécessaire
Plongée dans un gouffre sans fond
Sous l'oeil de la dépression.

Renaissance dans l'abandon
Révélations dans la souffrance.

Cristallisation de l'instant
Trous noirs avides de lumière et de sentiments
Ce qui est tombé se relèvera
Ce qui est mort renaîtra.
[08.07.06]

Wednesday, July 05, 2006

Shooting star

On a les mêmes aspirations toi et moi
Ne prends pas ombrage
De ce que tu peux voir ici ou là
Je suis une sauvage
Ne l'oublie pas
Tu peux avoir confiance en moi.

Je veux du dark, du beau, du laid
Du sexe, de la rage, du désespoir
Des frissons, des émotions intenses
Et de la passion dans ton regard.
Il n'y a que ça qui me fasse vibrer
Tout le reste n'a pas d'importance.

Personne ne me fera dévier
De ma trajectoire
Je ne suis pas dupe, tu sais
Rien à foutre de ce qu'ils pensent
Encore moins de ce qu'elles pensent
Je suis une shooting star
Et je trace ma route
Parce que j'ai envie d'y croire
Coûte que coûte.

Je veux du dark, du beau, du laid
Du sexe, de la rage, du désespoir
Des frissons, des émotions intenses
Et de la passion dans ton regard.
Il n'y a que ça qui me fasse vibrer
Tout le reste n'a plus d'importance.

On a les mêmes aspirations toi et moi
On cherche nos étoiles
Nos soleils noirs et nos lunes froides
Mais c'est sous le voile
Que tout se joue
A tout coup, c'est la loi.
[04.07.06]

Tuesday, July 04, 2006

Hasard

J'aime pas les coïncidences

Pire que des sangsues
Elles s'accrochent
Et me sucent
Jusqu'à l'os.

J'aime pas les coïncidences

J'préfère rêver
Imaginer des peut-être
Des pourquoi pas
Toi, moi
Ici et là.

J'aime pas les coïncidences

Pire que des pavés
Dans la mare
Elles me tombent dessus
Sans crier gare.

J'aime pas les coïncidences

Pire que des bombes
Elles explosent mes certitudes
Défoncent des portes closes
A chaque seconde.

J'aime pas les coïncidences

J'préfère rêver
Imaginer des peut-être
Des pourquoi pas
Toi, moi
Ici et là.

J'aime pas les coïncidences

Putain de hasard
Toujours aussi pervers
Et menteur
J'ai appris la leçon.

Alors ... Je ferme les yeux ... Je fais comme si ... Même si ... J'ai rien à perdre.
[08.06.06]

Monday, July 03, 2006

No code

Chercher le code, trouver le sens
Pour quoi, pour qui
Comme si ça avait de l’importance
Tu parles d’une vie.

On avance, on recule
On tombe, on se vautre sur place
Et rien ne se passe.
On retourne dans sa bulle
Les genoux en sang, les larmes aux yeux
Et on espère aller mieux.

A quoi bon nier l’évidence
On ne compte pas les hommes qui pleurent
On ferme les yeux sur leur douleur
On n’écoute pas les mots qui font peur
On s’éloigne des oiseaux de malheur
Et tout recommence.

On avance, on recule
On tombe, on se vautre sur place
Et rien ne se passe.
On retourne dans sa bulle
Les genoux en sang, les larmes aux yeux
Et on espère aller mieux.

Chercher le code, trouver le sens
Pour quoi, pour qui
Comme si ça avait de l’importance
Tu parles d’une vie.
[03.07.06]

Sunday, July 02, 2006

N'ayons l'air de rien

Qu'on se fasse encore un peu violence
Histoire de rompre ce drôle de silence.
Qu'on baise la monotonie de l'existence
En criant sur les toits ce que l'on pense.

Qu'on envoie valser toutes nos certitudes
Au placard de l'humanité en décrépitude.
Qu'on brûle nos coeurs et nos âmes damnées
Pour renaître de nos cendres et rayonner.

Qu'on fasse la nique à tous ces connards
Et qu'on embroche aussi leurs têtes de lard.
Qu'on enterre une bonne fois pour toutes
Nos angoisses cadavériques et nos doutes.

Qu'on prenne conscience de notre fragilité
Et de la perversité du monde qui nous entoure.
Qu'on se rappelle encore pour mieux oublier
Apprendre, se réapprendre, encore et toujours.

Qu'on se détourne de mon chemin
Je n'ai plus envie de jouer au plus malin.
Qu'on s'effarouche de tous mes désirs
La rage m'envahit, je suis capable du pire.

Qu'on prenne ombrage de mes coups d'éclat
Le feu a pris aux poudres et ne s'éteindra pas.
Qu'on me jette en pâture aux plus offrants
Je n'ai strictement rien à perdre maintenant.

Qu'on se foute de ma gueule dans mon dos
La bombe humaine explosera bien assez tôt.
Qu'on me transperce le coeur de toutes parts
Je ne ressens déjà plus rien, c'est trop tard.

N'ayons l'air de rien
Dans ce monde où tout n'est que jeu de rôles
Poursuivons notre bonhomme de chemin
Et fuck them all.
[07.03.06]

Saturday, July 01, 2006

Dissectional Love

J’ai voulu voir
Objectiver une bonne fois pour toutes
La réalité de mes sentiments
Effacer mes doutes
Taire ces idées noires
Qui aimantent mon esprit en permanence.

Alors
J’ai ouvert ma cage thoracique
J’ai mis des écarteurs
Et j’ai plongé mes mains à l’intérieur.

J’ai voulu savoir
Sentir les pulsations de mon cœur
D’abord du bout des doigts
Puis à pleines mains
Et j’y ai ancré mon Amour pour Toi.

J’ai voulu voir
Objectiver une bonne fois pour toutes
La réalité de mes sentiments
Effacer mes doutes
Taire ces idées noires
Qui aimantent mon esprit en permanence.

Alors
J’ai découpé ma boîte crânienne
J’ai mis des écarteurs
Et j’ai plongé mes mains à l’intérieur.

J’ai voulu savoir
Sentir les pulsations de mon âme
D’abord du bout des doigts
Puis à pleines mains
Et j’y ai imprimé mes rêves avec Toi.

J’ai voulu voir
Objectiver une bonne fois pour toutes
La réalité de mes sentiments
Effacer mes doutes
Taire ces idées noires
Qui aimantent mon esprit en permanence.
[21.06.06]

Friday, June 30, 2006

Et même

Je pourrais perdre la vue demain
Et tâtonner dans l'obscurité
Sans dessein
Le sang glacé, figé dans mes veines,
Mes mains te reconnaîtraient
Quand même.

Je pourrais perdre mon chemin demain
Et me retrouver au pied du mur,
Mon ange gardien
Me soufflerait des mots rassurants, purs
Et guiderait mes pas
Vers Toi.

Je pourrais perdre la vie demain
Et me consumer
Dans un souffle incandescent,
Mon âme te chercherait
Et veillerait sur Toi, tendrement
Jusqu'à la fin.

Je pourrais perdre mon âme demain
Et n'avoir plus rien à attendre,
Je sais au fond de moi
Que tu la feras
Renaître doucement de ses cendres
Entre tes mains.
[09.05.06]

Thursday, June 29, 2006

Fleur de peau

Je sème des mots à tout vent
Un peu, beaucoup, passionnément
Je me surprends à rêver de vous
A la folie, pas du tout.

Un, deux, trois
Déferlement de sensations
Qui affleurent sur ma peau
Et s'impriment dans ma chair.

Je caresse les raisins de ma colère
Légèrement aigre-douce
J'attends que l'on me pousse
Un peu plus à l'amer.

Quatre, cinq, six
Avalanche d'émotions
Qui déflorent ma raison
Et s'épanouissent en silence.

Je goûte du bout des lèvres
Une réalité qui se dessine doucement
Je sculpte sensuellement mes vers
Pour atteindre le firmament.

Sept, huit, neuf
Pulsations lancinantes
Qui martèlent mes pensées
Et éveillent mes sens.

Je rêve d'un amour inaccessible
Une nuit, sucrée salée
Vous et moi, les amants terribles
Un jour, balayés.
[11.05.06]
[ma plus belle oeuvre d'Art ... pour Toi]

Sauvage

Moi, je veux juste
Prendre de la hauteur
Ici et ailleurs.

Regarde-les creuser, encore et encore
Toujours plus, toujours plus loin, toujours plus fort
Jusqu’à saigner
Jusqu’à en crever.

Regarde-les se pavaner, cracher leur venin
Toujours plus, toujours plus fort, toujours plus loin
Jusqu’à jouir
Jusqu’à en vomir.

Moi, je veux juste
Vivre mes passions
Sans me poser de questions.

Regarde-les se marrer, encore et encore
Toujours plus, toujours plus loin, toujours plus fort
Jusqu’à s’étouffer
Jusqu’à en crever.

Regarde-les prendre mes mots, et les tourner dans tous les sens
En avant, en arrière, à l’endroit, à l’envers
Pour en extraire leur essence
Et savoir ce que je pense.

Moi, je veux juste
Que tu m’aimes
Ici et ailleurs.
[15.06.06]

Monday, June 26, 2006

Neverending story

C'est l'histoire d'une vie.
C'est l'histoire d'une rencontre.
C'est l'histoire d'une rencontre dans une vie.
Furtive.
Inespérée.
Inattendue.
Pratiquement passée inaperçue.

Un léger accroc.
Une aspérité sur la toile du hasard.
Un chuchotement inaudible perdu dans cette immensité.

Deux bulles qui s'entrechoquent sans s'en rendre compte. Légères. Fragiles.
Deux lignes qui évoluent en parallèle sans se voir. Sans se toucher.
Deux couloirs séparés. Libres. Indépendants. Sans attaches.
Deux âmes soeurs qui se sont reconnues.

Des étoiles qui scintillent. Même les yeux fermés.
Des pulsations qui résonnent. Traversent le temps et l'espace.
Des mains qui se cherchent. Brûlantes.
Des contours qui se dessinent.

Un rêve caressé en secret.
Ancré peu à peu dans la réalité.
Inscrit dans la durée pour un instant d'éternité.

C'est l'histoire d'une vie.
C'est l'histoire d'un amour.
C'est l'histoire d'un amour dans une vie.
Sauvage.
Précieux.
Atemporel.
Imposé comme une évidence.
[11.06.06]

Saturday, June 24, 2006

L'équation à 2 inconnus

Tu as ma confiance
Mon cœur entre tes mains.
Je me nourris de tes silences
En attendant demain.

Tu peux t’appuyer sur mes lignes
De force et de faiblesse.
Tu peux t’ancrer dans ma chair
Pour y cacher ta tristesse.
Tu peux te fondre dans mes lignes
Et m’y laisser un goût amer.

Tu as mes larmes de joie et de glace
Mes sourires et mes étoiles.
J’écouterai les pulsations de nos âmes
Traverser le temps et l’espace.

Tu peux jouer les équilibristes
Sur le fil de mes pensées les plus secrètes.
Tu peux poser tes lèvres
Et te délecter du sang de mes cicatrices.
Tu peux me serrer et m’étouffer
De tes baisers humectés d’éternité.

Tu as ma confiance
Mon cœur entre tes mains.
Je me nourris de tes silences
En attendant demain.
[30.05.06]

Friday, June 23, 2006

Y croire

Tu sais

Même si les doutes envahissent mon esprit
Même si je perds l’équilibre ici et là
Même si j’étouffe mes pleurs et mes cris
Même si je m’éloigne de toi

Je sais

Même si mes vieux démons m’attendent au tournant
Même si j’ai toujours aussi mal en dedans
Même si le vide se régénère malgré tous mes efforts
Même si la noirceur m’habite encore

Je sais

Même si parfois je manque d’air
Même si j’ai l’impression de toucher le fond
Même si je ne me relève jamais entière
Même si je coupe le son

Je sais

Même si je pars en déconfiture
Même si je ne retrouve plus mes repères
Même si j’emprunte toujours des chemins obscurs
Même si je n’y vois plus très clair

Je sais

Même si je ne regarde plus en arrière
Même si la vie a un goût amer
Même si mes cendres nourriront la terre
Même si tout retombera en poussière

Je sais

Et j'ai pas envie d’y renoncer.
[04.04.06]

Wednesday, June 21, 2006

Je, Tu, Elle

On s’attache
Un peu, beaucoup
Passionnément
Ça dépend.
On se détache
Une fois, deux fois
Amoureusement
Tout le temps.

Est-ce que tu la sens
Est-ce que tu la vois

Elle est là
Tapie dans l’ombre
Ses serpents
Autour de nos chevilles.
Elle se glisse
Entre Toi et Moi
Insidieusement
Dans une danse lascive.
Froide calculatrice
Elle attend que
L’un de nous deux
Sombre.

Est-ce que tu la vois
Est-ce que tu la sens

Elle resserre
Ses griffes
Sur nos chairs
Jusqu’à l’étouffement.
Elle ne partagera pas
Elle nous consumera
Lentement
Dans la souffrance.
Elle s’immisce
Pervertit la relation.
Dépendance
Je hais ton nom.

Est-ce que tu la sens
Est-ce que tu la vois

Attache-moi
Attache-moi encore
Mais pas si fort.
Détache-moi
Plus vite, encore.
Tout peut exploser
Tout peut s’envoler
Elle ne gagnera jamais.
[24.05.06]

Tuesday, June 20, 2006

Soulmates never die

Corps qui se souviennent
Encore meurtris
Défigurés
Et s'abandonnent
Le coeur lourd.
Oublier
Un instant d'éternité
Les pluies de larmes diluviennes
Pour toujours
Renaître de leurs cendres
Et réapprendre
La vie.

Corps qui s'impatientent
Et saignent
Devant l'attente
Indécente.
Lèvres qui cherchent
Une ouverture
Sous l'écorce de la raison.
Respiration
Qui se fait haletante.
Mains brûlantes qui s'étreignent
Et se serrent
Jusqu'à la déchirure.

Temps qui s'étire
Lentement
Dans
Un soupir
Jusqu'à l'impact
Où tout s'éclaire.
Un pacte
Ancré
A jamais
Dans les chairs.

Rupture
De l'espace temps
Cristallisation de l'instant
Encore pur
Avant
De voler en éclats.
Face à face
Désiré depuis longtemps
Sans voix
Les doutes s'effacent.

Corps qui sèment
Depuis la nuit des temps
Le vent
De la tempête
Sur leurs sens en alerte.
Un requiem
Sous la lune claire
S'évapore
Dans un souffle
En attendant l'aurore
Au-dessus de
Corps qui s'aiment.

Sons qui se mélangent
Et dansent
Sur la surface des peaux
En cadence.
Douces pulsations de l'âme
Qui redonnent
Le tempo.
Nouveaux sons qui résonnent
Entre sourires et larmes
Mais cette fois
Ils portent un nom
Passion.
[19.05.06]
 
Creative Commons License
Ce/tte création est mis/e à disposition sous un contrat Creative Commons