Sunday, August 27, 2006

Instantané

Ne pas réfléchir.
Court-circuiter
Ses pensées.
Juste réagir
Dans
La spontanéité
De l’instant.

Des mots simples
Qui coulent
Le long des lignes
Et glissent
Sans faire de bruit
Au bord des yeux.

Un souffle
Retenu
Quelques secondes.
Une hypoxie cellulaire
Nécessaire
Pour rebooter
Le système.

Des mots simples
Qui s’insinuent
Entre les lignes
Et prennent
Des sens interdits
Au bout des lèvres.

Se mettre en scène.
Décrocher le 1er rôle
Dans son propre scénario
Imbibé de larmes
Et de caféine.
Puis prendre son arme.
Sans réfléchir.
[23.08.06 ]

Wednesday, August 23, 2006

Eternels insatisfaits

On s’amuse à compter les entailles
Les coups, les blessures
Les déchirures.
Puis on plonge dans ses entrailles
Les yeux à moitié fermés
A la recherche d’une nouvelle plaie
Qui nous tiraille.

Eternels insatisfaits
On se perd dans la quête de l’infini
On se cache derrière un écran de pixels
On saute à pieds joints dans l’irréel
Avec l’oppressante sensation de végéter
Complètement démunis
Dans des bulles artificielles.

On creuse sa tombe
En avalant goulûment la terre.
On mord la poussière
Des étoiles qu’on a consumées
A force d’attendre bêtement
Les bras ballants
Scotchés sur un putain de clavier
Les yeux noyés
Dans son propre néant.

Eternels insatisfaits
On se perd dans la quête de l’infini
On se cache derrière un écran de pixels
On saute à pieds joints dans l’irréel
Avec l’oppressante sensation de végéter
Complètement démunis
Dans des bulles artificielles.

On se nourrit de vaines et fades déchéances
On s’enlise toujours seuls, en silence.
Tristes sires en déconfiture
Impuissants devant
La putréfaction de nos sens.
Et on finit par se cadavériser lentement
Dans des coins obscurs.
[23.08.06]

Sunday, August 20, 2006

Black cherries

J’ai perdu mon élan vital cette nuit
Le monstre que je dissimulais sous le lit
M’a baisée pendant que je dormais.

Se lever en mode semi-automatique
Un goût encore métallique dans la bouche
Ouvrir les yeux sur un monde achromatique.

Traîner son corps comme un vulgaire boulet
Pathétique objet anhédonique
Qui nous condamne sans sourciller.

Se nourrir du suc de ses angoisses
Lentement, les rêves caramélisent et craquent
Sous le poids du temps qui passe.

J’ai perdu mon élan vital cette nuit
Le monstre que je dissimulais sous le lit
M’a baisée pendant que je dormais.
[20.08.06]

Tuesday, August 15, 2006

Life is not a game

Don’t you know what you are ?
Life is full of shit
But it’s not a game
No, it’s not.

Les squales continueront de tourner
Dans le bocal de l’humanité.
Les anges noirs attendront leur heure
Si patiemment, si ardemment.
Méfie-toi de tout ce sang
Tu n’en verras pas la couleur.

Don’t you know what you are ?
Life is full of shit
Life is full of grace
But it’s not a game.
Remember what you are
You’ll always be the same
Just a fucking liar
Suck, suck, suck it !

Les squales continueront de t’observer
Et de se marrer à gorge déployée.
Les anges noirs se reposeront en silence
Derrière un rideau de flammes.
Méfie-toi des apparences
Tu n’es qu’un pion bas de gamme.

Don’t you know what you are ?
Life is full of grace
But it’s not a game
No, it’s not.
[13.08.06]

Thursday, August 10, 2006

X-friends

Ça fait mal
Et pourtant tu sens rien.

C’est comme un coup de tonnerre
Qui t’électrise et crame tes idéaux.
Le détail qui t’ouvre les yeux
Et tout s’éclaire.

Ça fait mal
Et pourtant ça fait rien.

C’est comme un coup de fouet
Qui claque et te lacère la peau.
Une cicatrisation dirigée
Et une amitié à l’eau.

Ça fait mal
Et pourtant ça fait rien.

C’est comme un coup de poignard
Qui te déchire en deux morceaux.
La réalité en pleine poire
Et le geste de trop.

Ça fait mal
Et pourtant tu sens rien.
[06.08.06]

Tuesday, August 08, 2006

Let them fly

Tes maux, tes silences
Mes mots, mes impatiences.

Nos rêves, nos essences
Nos montées, nos descentes
Nos départs, nos errances.

Tes larmes, tes sourires
Mes états d'âme, mes vertiges.

Nos étoiles, nos désirs
Nos angoisses, nos doutes
Nos envies, nos soupirs.

Tes mots, ton abstinence
Mes maux, ma souffrance.
[06.08.06]

Sunday, August 06, 2006

Symphony in blue

Des pulsations
Un rythme

C'est entre Toi et Moi que ça se passe.

Une partition
Une danse

Peu à peu les doutes s'effacent.

Une mélodie
Un rayonnement

Une morsure qui ne laisse pas de trace.

Un souffle
Une évidence

Etre ou ne pas être avec Toi
Est la mesure de mon espace-temps.
[04.08.06]

Saturday, August 05, 2006

Pix'hell

Hell'o you

Et si on dessinait nos rêves en cristaux liquides
Avant que la clepsydre ne se vide.

Et si on pixélisait nos pensées et nos sentiments
Dans la spontanéité de l'instant.

Et si on scarifiait définitivement sur notre peau
Les secrets qui se cachent derrière ces mots.

Et si on effaçait les traces de notre passage sur la toile
Avant de se réserver les 2 dernières balles.

See you in Hell.
[26.07.06]

Friday, August 04, 2006

Ecoute

Ferme les yeux
Laisse-toi porter
Peu à peu
Laisse-les s'envoler
Laisse-les t'emmener
Au firmament.

Ecoute-les
Te désirer

Laisse-les t'effleurer
Du bout des doigts
Laisse-les te goûter
Du bout des lèvres
Laisse-les glisser
Sur ta peau.

Ecoute-les
Te consumer

Laisse-les te pénétrer
Doucement
Laisse-les te caresser
Tendrement
Laisse-les te faire violence
En silence.

Ecoute-les
Se mélanger

Mes larmes, tes larmes
Dans un souffle
Mes mains, tes mains
En cadence
Des sons qui dansent
Sur la partition de nos âmes.

Ecoute-les
S'aimer

Nos essences, nos saveurs
Nos erreurs, nos souffrances
Nos peurs, nos errances
Dans la moiteur
De nos corps impatients et meurtris
Une symphonie.
[25.07.06]

Wednesday, August 02, 2006

Silver ocean

Si on s'échangeait nos idées
On pourrait s'amuser à faire des ricochets
Sur la surface de nos bulles aimantées.

L'univers de nos possibilités est immense
Il suffirait d'un peu de notre essence
Pour embraser nos désirs et nos envies
Et oublier les monstres cachés sous le lit.

Si on s'écoutait respirer
On pourrait dessiner les contours de nos rêves
A l'encre versatile de nos pensées.

L'univers de nos possibilités est infini
Il suffirait de maîtriser la mécanique des fluides
Et de s'inventer notre météo marine
Pour redécouvrir les trésors qu'on avait enfouis.

Si on se laissait aller
On pourrait prendre le risque de s'aimer
Même en pointillés.
[20.07.06]

Tuesday, August 01, 2006

Renaissance

Ça revient
Un souffle, un espoir
Tout doucement.

Une claque, un cri
Une envie
Un appel à la vie

On se lance à l'aveugle
Dans une sorte de défi scientifique
On féconde ses rêves in vitro
Parce que face au mur, on est toujours seul
On entre alors dans une phase critique
Avec la gestation de ses idées noires
Sous l'emprise d'angoisses amniotiques
Et d'irrationnelles peurs
Jusqu'à la délivrance tant attendue.

Une claque, un cri
Une envie
Un appel à la vie

On écoute, les sens en alerte
Le temps suspendu à ses lèvres
La naissance de fragiles pulsations
Faiblement perceptibles
Puis de plus en plus rapides
Commencent à résonner à l'unisson
Du plus profond de ses entrailles
Un coeur qui s'emballe
Une révélation perçant l'écorce de la raison.

Une claque, un cri
Une envie
Un appel à la vie

C'est revenu
L'envie d'avoir envie
Tout simplement.
[15.07.06]
 
Creative Commons License
Ce/tte création est mis/e à disposition sous un contrat Creative Commons