Crash_test 13.0
Regarde Toi. Regarde Moi. Ça sent le camphre. Ça sent le moisi. Ça sent la mort. La sclérose de nos désirs. La putréfaction de nos rêves. Et tous ces mots_gestes suspendus, ivres, sonnants et trébuchants. Ces images_constructions neuronales chimériques auxquelles on se raccroche. Ces âmes qui se laissent pénétrer sans broncher, avides de sang et de sentiments. Ces corps inertes qui se taisent et se terrent dans leurs angoisses pseudo-existentielles [ego]centrées. Ces respirations qui se ralentissent et s’épuisent. Ces cœurs qui lâchent, tristes et vides. Ces artères qui se bouchent, athéromateuses et crades. Ces bouches pâteuses qui crachent leur désespoir et leurs poly-addictions. La putréfaction de nos rêves. La sclérose de nos désirs. Envie de hurler. Envie de gerber. Envie de crever. Tout court. Regarde Moi. Regarde Toi. Et les serpents autour de nos chevilles, prêts à nous mordre pour accélérer le processus. Et le mur droit devant. Regarde ! La turgescence réflexe de cet empire calligraphique dès qu’on l’astique un peu trop vigoureusement entre les lignes et les pointillés. Dernier spasme caverneux avant que tout ne retombe dans la détumescence de l’oubli_dégoût. Ça sent la mort. Ça sent le moisi. Ça sent le camphre. Regarde les tristes sires que nous sommes devenus. Ou que nous avons toujours été. Au fond du gouffre. Faudrait peut-être penser à changer de route.
Regarde Toi. Regarde Moi. Ça sent le camphre. Ça sent le moisi. Ça sent la mort. La sclérose de nos désirs. La putréfaction de nos rêves. Et tous ces mots_gestes suspendus, ivres, sonnants et trébuchants. Ces images_constructions neuronales chimériques auxquelles on se raccroche. Ces âmes qui se laissent pénétrer sans broncher, avides de sang et de sentiments. Ces corps inertes qui se taisent et se terrent dans leurs angoisses pseudo-existentielles [ego]centrées. Ces respirations qui se ralentissent et s’épuisent. Ces cœurs qui lâchent, tristes et vides. Ces artères qui se bouchent, athéromateuses et crades. Ces bouches pâteuses qui crachent leur désespoir et leurs poly-addictions. La putréfaction de nos rêves. La sclérose de nos désirs. Envie de hurler. Envie de gerber. Envie de crever. Tout court. Regarde Moi. Regarde Toi. Et les serpents autour de nos chevilles, prêts à nous mordre pour accélérer le processus. Et le mur droit devant. Regarde ! La turgescence réflexe de cet empire calligraphique dès qu’on l’astique un peu trop vigoureusement entre les lignes et les pointillés. Dernier spasme caverneux avant que tout ne retombe dans la détumescence de l’oubli_dégoût. Ça sent la mort. Ça sent le moisi. Ça sent le camphre. Regarde les tristes sires que nous sommes devenus. Ou que nous avons toujours été. Au fond du gouffre. Faudrait peut-être penser à changer de route.
