Saturday, November 04, 2006

Crash test (3)

Crash_test 3.0
La lucidité est une perverse marquise à effet mydriatique maximal. Elle dilate tes pupilles et t’enfonce une lame sombre et glacée au cœur de ton âme délicieusement saignante à ce moment-là. Une morsure au goût indélébile. Une douleur_brûlure narcissique terrible mais nécessaire. Un coup de cutter dans la chair de ton [ego] hypertrophié. Une rupture dans l’inconsistance de ton existence. En apparence. Flashback. On se [cache] cache derrière des mots, des images et des sons. On instrumentalise ses pensées en croyant connaître les principaux effets_secondaires. On se [cache] crache des paroles tendres_dures entre les lignes de chant. On rame, en essayant de comprendre la mécanique de nos fluides inconscients. Avec ou sans gilet de sauvetage. Qu’importe de toute façon. On ne risque pas de se noyer si on a pied. Dans la réalité. Alors quoi ? Bah rien. On se [cache] crash contre le mur rigidifié_cadavérique de nos pulsions/répulsions animalement humaines. Pour mieux se relever ensuite. Plus fort. Eclairé par la conscience de soi et la logique implacable des évènements. Qui s’enchaînent et s’imposent comme une évidence. Souvent. On apprend à aiguiser ses silex_silences dans l’ombre et le confort de l’anonymat. Et à réagir. L’instinct_dans l’instant. Quand soudain un rai de lumière bleue surgit de l’ouverture. La plaie est là. Gratuite. Inscrite. Si simple. Si paradoxale. Mais tellement éphémère. Délicate. Révélatrice. J’ai vu. J’ai ressenti. Et j’ai aimé.
 
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