Thursday, October 19, 2006

Crash Test (18)

Crash_test 18.0
On aurait pu essayer. Se mordre, se déchirer, se scarifier la peau à l’encre de nos baisers. Tatouer notre cœur et la pulpe de notre âme à l’essence de nos rêves les plus secrets. Au lieu de se cacher derrière des silences coupants comme des lames de rasoir. Coagulent les secondes, une à une, dans nos veines mortifères. L’appel du vide résonne toujours à contre-temps. Moi, je n’ai pas su t’attendre. Et toi, éternel absent, tu n’as pas su me retenir sous le vent. Nécrosent les silences toxiques au creux de nos reins. A qui la faute ? Je ne sais plus. Qu’en reste-t-il de cet amour à contre-courant ? Tu ne dis rien. Et moi, je te fais don de mes sourires. Ecoute, l’appel du vide traverser le temps et l’espace, et ses échos lancinants qui font des ricochets sur les parois de nos bulles transparentes. On aurait pu s’essayer. Mais qu’importe finalement. Ça ne sert à rien d’avoir des regrets, si c’est pour les ressasser et s’en faire un linceul. J’ai préféré m’effacer. Je ne sais pas aimer. Je ne mérite pas d’être aimée. Je ne fais que traverser les gens. Jusqu’au jour où le processus s’arrêtera. Jusqu’au jour où c’est la terre que j’embrasserai pour un instant d’éternité. On y vient, à la fin. On y vient.
 
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