Wednesday, June 27, 2007

And I moved.

And I moved.
Winter in june.

One step too far.
Sweet starlit sky.
Free my inside.
Today is the day.

I don’t feel.

No matter.
What you see.
No matter.
What you think.

It’s too late.

Too many.
Hopes and fears.
You let me.
Fall apart.

On the ground.

The moon.
Is full up now.
I can see.
Grey cathedrals.

It’s too late.

No matter.
What you hear.
No matter.
What you say.

I don’t care.

One step too far.
Sweet starlit sky.
Open my eyes.
My love died today.

And I moved.
Winter in june.

[04.06.07]

Monday, June 25, 2007

E-monsters.

Face to face.
My hurricane.
Face to face.
My sweet butterfly.

E-monsters.
Where
Have you been ?

Not.
In my cupboard.
Not.
Under my bed.
But.
In my head.

Screaming.
Laughing.
Teasing.
Tugging me.
All the time.

Face to face.
Broken mirrors.
Face to face.
My own disaster.

E-monsters.
I’m not.
Used to this.

Could.
You tell me.
Right now.
What.
You’re expecting.
From me ?

Screaming.
Burning.
Bleeding.
Raping me.
All the time.

Face to face.
There’s no light.
Face to face.
In my dead eyes.

[02.06.07]

Friday, June 22, 2007

Black Box.

Suspendus aux lèvres du temps.
Les fantômes de nos sentiments
Errent en silence.

Une à une.
Les secondes passent et trépassent.
Et je compte les morsures.
Une à une.

{…}

Suspendus aux lèvres du temps.
Les fantômes de nos souvenirs
Brûlent en silence.

Regarde-les se consumer …

Gonflent les heures
Toxiques et langoureuses.
Nourrissant les peurs
Des solitudes creuses.

Et toi, qu’est-ce que tu fais …

Terrible face à face avec soi-même
Sous l’œil de l’horloge baudelairienne.
Terrible face à face avec soi-même.
Quand l’ombre de la Mort rôde et saigne.


{…}

Suspendus aux lèvres du temps.
Les fantômes de nos espérances
Hurlent en silence.

Lentement.
Les rêves caramélisent et craquent.
Sous le poids de mes angoisses.
Lentement.

{…}

Suspendus aux lèvres du temps.
Les fantômes de nos sentiments
Pleurent en silence.

Regarde-les se dessécher …

Crèvent les secondes
Insipides et stériles.
Etouffant les pulsations
D’un cœur triste et vide.

Et toi, qu’est-ce que tu fais …

Terrible face à face avec soi-même
Sous l’œil de l’horloge baudelairienne.
Terrible face à face avec soi-même.
Quand l’ombre de la Mort rôde et saigne.

{…}

Suspendus aux lèvres du temps.
Les fantômes de notre insouciance
Ivres, légers, frémissants.
S’effacent en silence.

Wednesday, June 20, 2007

Placentas on the ground.

We could have died several times.
But I’ll die before you understand.
My hands and my mouth are full of shit.
I forgot to breathe. I forgot to smile.

Writing is my only crime.
Passion is my invisible ink.

I won’t scream to beg your attention.
I won’t monitor my heart beats.
I won’t take a gun to shoot myself.
I’ve already got a bomb in my head.

{…}

I’m my worst enemy.
Emotional slavery’s just burning me.

Day after day.

Emotional slavery’s just killing me.
I’m my worst enemy.

{…}

I won’t find any good reason.
I won’t monitor my breathing.
I won’t dive into my own emptiness.
I’ve already found a better place.

Writing is my only crime.
You can’t change anything.

I decided to abort before committing suicide.
I tried to resist. But my head is full of shit.
Suck your illusions. Heaven is a whore.
And I won’t give you any redemption.

[09.04.07]

Monday, June 18, 2007

Suck your illusions in Black Waters.

Tried to resist.
Tried to smile.
Tried to touch the sky.

But.

The only thing
I’m a queen in.
Is writing and bleeding.

Too tired, too fed up.
Too fucked up.
To wait for you.

No future.
Suck your illusions.
Heaven is a whore.

{…}

Tried to resist.
But I’m too dirty
On my knees.

Tried to deport
All my fears.
Tried to abort
All my needs.

Tried to resist.
But my mouth is
Full of shit.

{…}

No future.
Suck your illusions.
Heaven is a whore.

Too tired, too fed up.
Too fuckep up.
To care anymore.

Tried to resist.
Tried to smile.
Tried to jump and fly.

But.

Everything is meaningless.
See you in Black Waters.
The only place I trust.

[09.04.07]

Wednesday, June 13, 2007

No Angels.

J’ai craché mes dernières volontés
A la gueule d’un ange qui passait.
Pour un instant d’éternité.

Rien n’a jamais été aussi clair
Que dans son regard.

J’ai remis un peu d’ordre dans mes pensées.
J’ai brûlé les plumes que je m’étais arrachées
Et que j’avais sur le sol, éparpillées.

Rien n’a jamais été aussi clair.
Que dans son regard.

J’ai déroulé mes pelotes d’ADN lentement
Et j’ai commencé à marcher, sous le vent.
Pour enfin toucher le firmament.

Rien n’a jamais été aussi clair
Que dans son regard.

Je savais que ce n’était pas un ange.
Et que tout cela n’avait aucun sens.
Mais je m’en moquais. Eperdument.

----
Heaven is a lie.
There’s no angels in the sky.


[08.04.07]

Thursday, June 07, 2007

La valse des pendus.

Suspendus aux lèvres du temps.
Ivres, légers, frémissants.
Les fantômes errent en silence.

{…}

Crèvent les heures
Insipides et stériles.
Gonflent les peurs
Et les désirs les plus vils.

{…}

Suspendus par un filin d’argent.
Ivres, légers, frémissants.
Les fantômes hurlent en silence.

Ecoute-les apprivoiser leur liberté.

Suspendus par un filin d’argent.
Ivres, légers, frémissants.
Les fantômes pleurent en silence.

{…}

Soufflent les vents
De la colère pute et cible.
Grondent les sentiments
Et les violences putrescibles.

{…}

Suspendus à leurs illusions d’antan.
Ivres, légers, frémissants.
Les fantômes brûlent en silence.

Ecoute-les apprivoiser leur liberté.

Suspendus à leurs illusions d’antan.
Ivres, légers, frémissants.
Les fantômes se résignent en silence.

{…}

Crèvent les heures
Toxiques et langoureuses.
Gonflent les peurs
Des solitudes éternelles et creuses.

{…}

Suspendus aux lèvres du temps.
Ivres, légers, frémissants.
Les fantômes s’effacent en silence.

Sunday, June 03, 2007

Et je n'ai rien fait.

J’ai pleuré.

{…}

J’ai pleuré et puis
J’ai recommencé à compter
Les marques et les écorchures
Que je m’étais infligées.
Juste avant.

J’ai pleuré et puis
J’ai recommencé à traîner
Mon ennui et mes rêves d’éternité
En papier mâché.
Comme avant.

{…}

J’ai pleuré et puis
J’ai recommencé à brûler
Les anges et les démons
Que j’avais déterrés.
Juste avant.

J’ai pleuré et puis
J’ai recommencé à traîner
Mes parts d’ombre abyssales
Et ma carcasse syntaxique.
Comme avant.

J’ai pleuré.

{…}

Et je n’ai rien fait.

[29.03.07]
 
Creative Commons License
Ce/tte création est mis/e à disposition sous un contrat Creative Commons