J’irai cracher sur tes silences.
Comme on souffle sur les plaies
Pour en apaiser la douleur
Et faire comme si de rien n’était.
Je recracherai une à une.
Toutes ces pastilles de rêve
Que l’on suce en cachette
Comme de vieux cons utopistes
Jusqu’à ce que l’on en crève.
J’irai cracher sur tes silences.
Comme on envoie valser
Tous ces châteaux de cartes
Que l’on avait cru dessiner.
Je recracherai une à une.
Toutes ces pastilles d’amour
Que l’on suce en cachette
Comme de vieux cons aveugles et sourds
Jusqu’à ce que la mort nous prenne.
J’irai cracher sur tes silences.
Comme on pisse sur les murs
La haine, l’impuissance, le dégoût
Et la toxicité de notre existence.
Je recracherai une à une.
Toutes ces pastilles de rêve
Que l’on suce en cachette
Comme de vieux cons utopistes
Jusqu’à ce que l’on en crève.
J’irai cracher sur tes silences.
Comme on ferme les yeux
Sur la misère et la souffrance
Des carcasses qui nous entourent.
Je recracherai une à une.
Toutes ces pastilles d’amour
Que l’on suce en cachette
Comme de vieux cons aveugles et sourds
Jusqu’à ce que la mort nous prenne.
J’irai cracher sur tes silences.
Comme on souffle sur les plaies
Pour en apaiser la douleur
Et faire comme si de rien n’était.
[18.01.07]
Comme on souffle sur les plaies
Pour en apaiser la douleur
Et faire comme si de rien n’était.
Je recracherai une à une.
Toutes ces pastilles de rêve
Que l’on suce en cachette
Comme de vieux cons utopistes
Jusqu’à ce que l’on en crève.
J’irai cracher sur tes silences.
Comme on envoie valser
Tous ces châteaux de cartes
Que l’on avait cru dessiner.
Je recracherai une à une.
Toutes ces pastilles d’amour
Que l’on suce en cachette
Comme de vieux cons aveugles et sourds
Jusqu’à ce que la mort nous prenne.
J’irai cracher sur tes silences.
Comme on pisse sur les murs
La haine, l’impuissance, le dégoût
Et la toxicité de notre existence.
Je recracherai une à une.
Toutes ces pastilles de rêve
Que l’on suce en cachette
Comme de vieux cons utopistes
Jusqu’à ce que l’on en crève.
J’irai cracher sur tes silences.
Comme on ferme les yeux
Sur la misère et la souffrance
Des carcasses qui nous entourent.
Je recracherai une à une.
Toutes ces pastilles d’amour
Que l’on suce en cachette
Comme de vieux cons aveugles et sourds
Jusqu’à ce que la mort nous prenne.
J’irai cracher sur tes silences.
Comme on souffle sur les plaies
Pour en apaiser la douleur
Et faire comme si de rien n’était.
[18.01.07]
