Thursday, June 07, 2007

La valse des pendus.

Suspendus aux lèvres du temps.
Ivres, légers, frémissants.
Les fantômes errent en silence.

{…}

Crèvent les heures
Insipides et stériles.
Gonflent les peurs
Et les désirs les plus vils.

{…}

Suspendus par un filin d’argent.
Ivres, légers, frémissants.
Les fantômes hurlent en silence.

Ecoute-les apprivoiser leur liberté.

Suspendus par un filin d’argent.
Ivres, légers, frémissants.
Les fantômes pleurent en silence.

{…}

Soufflent les vents
De la colère pute et cible.
Grondent les sentiments
Et les violences putrescibles.

{…}

Suspendus à leurs illusions d’antan.
Ivres, légers, frémissants.
Les fantômes brûlent en silence.

Ecoute-les apprivoiser leur liberté.

Suspendus à leurs illusions d’antan.
Ivres, légers, frémissants.
Les fantômes se résignent en silence.

{…}

Crèvent les heures
Toxiques et langoureuses.
Gonflent les peurs
Des solitudes éternelles et creuses.

{…}

Suspendus aux lèvres du temps.
Ivres, légers, frémissants.
Les fantômes s’effacent en silence.
 
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