Thursday, December 28, 2006

On the road again.

Tu sais je n’ai pas besoin de Toi.
Pour me crasher la gueule en silence.
Et parfois. Oui, parfois.
Je m’dis que tout ça n’a aucun sens.

La route je la connais bien.
Trop bien même.
Les montées, les descentes.
Les creux, les ornières.

Le scénario imbibé de caféine
Que j’ai tatoué sur ma peau.
L’ombre de la Mort qui plane.
L’air de rien. Dans un souffle.

La vie qui laisse un goût métallique
Dans la bouche, jour après jour.
Les monstres sous le lit
Qui mâchonnent l’écorce de nos rêves.

Cette tension qui monte.
Cette noirceur qui s’installe.
Ce crescendo qui résonne.
Cet impact qui se dessine.

A quoi bon attendre.
A quoi bon se taire.
A quoi bon maquiller la vérité.
A quoi bon se bercer d’illusions stellaires.

A quoi bon mettre
Des putains de gants en latex.
Pour exciser ce qui dépasse
Et faire comme si de rien n’était.

A quoi bon anesthésier
Ses émotions, ses peurs.
Pour atténuer la douleur
Qui gangrène le corps et l’esprit.

A quoi bon travestir
Ses maux derrière des mots_papillons
Incapables de s’envoler.
Tellement ils sont lourds
Claquent, collent dans la bouche
Et s’accrochent au bout des lèvres.

A quoi bon faire semblant
De continuer à espérer.
A quoi bon se détacher
De tout, de rien et prendre sur soi
Comme de vieux cons
Abouliques et pathétiques.

Cette tension qui monte.
Cette noirceur qui s’installe.
Ce crescendo qui résonne.
Cet impact qui se dessine.

La vie qui laisse un goût métallique
Dans la bouche, jour après jour.
Les monstres sous le lit
Qui mâchonnent l’écorce de nos rêves.

Le scénario imbibé de caféine
Que j’ai tatoué sur ma peau.
L’ombre de la Mort qui plane.
L’air de rien. Dans un souffle.

A quoi bon anesthésier
Ses émotions, ses peurs.
Pour atténuer la douleur
Qui gangrène le corps et l’esprit.

A quoi bon mettre
Des putains de gants en latex.
Pour exciser ce qui dépasse
Et faire comme si de rien n’était.

A quoi bon attendre.
A quoi bon se taire.
A quoi bon maquiller la vérité.
A quoi bon se bercer d’illusions stellaires.

Le mur est là, tout près.
Il suffirait d’un instant
Pour quitter la route.
Et tirer sa révérence.

Simplement.
Une Thanatos en couleurs.
Un pacte ancré
En Nous à jamais.

L’ultime jouissance.
Ma liberté.
Ta renaissance.
Tout est lié.

Tu sais je n’ai pas besoin de Toi.
Pour me crasher la gueule en silence.
Chercher le code, trouver le sens.
Tu parles d’une vie.

Et pourtant.
We’re in this together.
Je t’aime.
Et c’est bien ma veine.
[20.12.06]

Wednesday, December 27, 2006

StarSuckers.

I’ve become
Schizophrenic.
Holding on
To what I feel.

The closer I get
To better know myself.
The thinner I dissect
My burning thoughts.
The more I try
Not to lose control.

I’ve become
Asphyxiated.
Falling down
Inside myself.

Starsucker.
Starsucker.
That’s all
What I am.

And I keep on
And on, and on
Self-destructing
And falling apart.

The more I write.
The more I bleed.
The more I dive.

Deeper and deeper.

The more I die.
The more I …
Realize.

See what I am.
The wretched
Prisoner of my own
Fucking spiral.

Yes.

I’ve become
Schizophrenic.
Holding on
To what I feel.

The further I reject
My dusty certainties.
The more I preserve
My hopes and dreams.
The more I try
Not to lose confidence.

I’ve become
Asphyxiated.
Falling down
Inside myself.

Starsucker.
Starsucker.
That’s all
What I am.

And I keep on
And on, and on
Self-destructing
And falling apart.

The more I write.
The more I bleed.
The more I dive.

Deeper and deeper.

The more I die.
The more I …
Realize.

See what I am.
The wretched
Soldier of my own
Fucking darkness.

I know.

I won’t touch the sky.
I won’t touch the divine.
With or without teeth.

But I’ll try.
Yeah I’ll try.
Until the end of my life.
[27.12.06]

Tuesday, December 26, 2006

StarLights.

Certains rêves ont un parfum humecté d’éternité.
Alors que d’autres finalement
Ne sont que de vulgaires parenthèses,
Disséminées ici et là,
Sur la partition_carte routière
De nos misérables existences.

J’aimerais oublier.
L’espace d’un instant.
Toutes ces mandibules
Qui mâchonnent la pulpe de nos âmes.
Et redécouvrir le vertige originel
Mes mains entre Tes mains.
En prolongeant
Cet émoi_hallucination psycho-sensorielle
Qui n’appartient qu’à Nous.

Et les étoiles qui nous tirent vers le haut.
Puissantes dans leur furtivité, leur ambivalence,
Leur ambiguïté, leurs paradoxes, leurs rotations.
Mais si fragiles dans leur texture, leur coloration,
Leur essence, leur caractère, leur pénétrance
Et leurs sens interdits au bout des lèvres.

J’irais bien les décrocher un jour ou l’autre.
Avec ou sans les dents, mais avec Toi.
Histoire de voir si j’en suis digne.
Ne serait-ce qu’un instant.
Avant que tout ne retombe en poussières.
Dans un souffle sépulcral.
Celui de la matière
Et du temps, ce joueur avide,
Qui se moquent de tout le reste.

Certains rêves ont un parfum humecté d’éternité.
Alors que d’autres finalement
Ne sont que de vulgaires parenthèses,
Disséminées ici et là,
Sur la partition_carte routière
De nos misérables existences.
[13.12.06]

Monday, December 25, 2006

The flat.

Try to kill myself.
But my heart
Keeps beating again.

Try to kill myself.
But my cells
Keep breathing again.

Walls and mirrors
Watch me, watch me
With stupid eyes.

I wish I was free.
But I can’t stand it
Anymore. Oh no.

Try to kill them all.
But they keep
Shouting in my head.

Try to kill them all.
But they keep
Running in my veins.

I can feel them
Sucking my face
Every second.

And I really
Don’t know
What else
I can do ?!

Try to kill myself.
But my skin
Keeps burning again.

Try to kill myself.
But my brain
Keeps feeling again.

Walls and mirrors
Rape me, rape me
With stupid eyes.

I wish I was free.
But I can’t stand it
Anymore. Oh no.

Try to kill them all.
But they keep
Shouting in my head.

Try to kill them all.
But they keep
Running in my veins.

I can feel them
Sucking my face
Every second.

And I really
Don’t know
What else
I can do ?!

Try to kill myself.
But my cells
Keep breathing again.

Try to kill myself.
But my heart
Keeps beating again.
[24.12.06]

Sunday, December 24, 2006

Brain slices.

Pixelize
Your emotions.
Pixelize
Your feelings.
Pixelize
Your memories.
Pixelize
Your sufferings.

Scalpelize
Your face.
Scalpelize
Your eyes.
Scalpelize
Your brain.
Scalpelize
Your thoughts.

Pixelize
Your hopes.
Pixelize
Your expectations.
Pixelize
Your dreams.
And erase
Your illusions.

Satellize
Your black holes.
Satellize
Your dead stars.
Satellize
Your enemies.
Satellize
Your fears.

Scalpelize
Your emotions.
Scalpelize
Your feelings.
Scalpelize
Your memories.
Scalpelize
Your sufferings.

Pixelize
Your face.
Pixelize
Your eyes.
Pixelize
Your brain.
Pixelize
Your thoughts.

Scalpelize
Your hopes.
Scalpelize
Your expectations.
Scalpelize
Your dreams.
And erase
Your illusions.
[22.12.06]

Monday, December 18, 2006

Censure.

Du [sang sur] les murs.
Du [sang sur] les lèvres.
Du [sang sur] la pointe de la langue.

J’ai des envies de meurtre calligraphique.
Lécher les doigts de ma colère ne suffira pas.

Des faces à [atom]iser.
Des plumes à [totem]iser.
Des os à [carbon]iser.

Lécher les doigts de ma colère ne suffira pas.
J’ai des envies de meurtre calligraphique.

Du [sang sur] les murs.
Du [sang sur] les lèvres.
Du [sang sur] la pointe de la langue.
[08.11.06]

Saturday, December 16, 2006

Heaven is a Whore.

The more we fly.
The more we realize.
The more we lie.
The more we try.
To touch the sky.

The more we play.
The more we love.
The more we hate.
The more we fake.
To fuck and forget.

The more we analyse.
The more we pixelize.
The more we paralyse.
The more we try.
To touch the sky.

In this
World
Of ugliness.
See how it feels.

Too late to scream.
Too late to abort.
Too late to deport.
Our fears & dreams.

The more we face.
The more we test.
The more we guess.
The more we fake.
To fuck and forget.

The more we burn.
The more we learn.
The more we blur.
The more we try.
To touch the sky.

The more we fall.
The more we know.
The more we swallow.
The more we fake.
To fuck and forget.

In this
World
Of ugliness.
See how it feels.

Too late to scream.
Too late to abort.
Too late to deport.
Our fears & dreams.

The more we lie.
The more we try.
To get used to life.
The more we try.
To fuck and die.
[16.12.06]

Friday, December 15, 2006

The perverse Drug.

There’s nothing
Behind the scene.
There’s nothing
Between the lines.
Just me.
Me.
And my fucking
Dissectional
Thoughts.

You are
The perverse
Drug.
And I just
Want to
Spit you
Out of
My imperfect
Brain.

There’s no future
Behind the screen.
There’s no future
Between the pixel_eyes.
Just me.
Me.
And my fucking
Dissectional
Thoughts.

You are
The perverse
Drug.
You are
The perverse
Drug.

There’s no hope
Behind the scene.
There’s no hope
Between the lines.
Just me.
Me.
And my fucking
Dissectional
Thoughts.

You are
The perverse
Drug.
And I just
Want to
Spit you
Out of
My imperfect
Brain.

There’s nothing
Behind the screen.
There’s nothing
Between the pixel_eyes.
Just me.
Me.
And my fucking
Dissectional
Thoughts.
[14.12.06]

Wednesday, December 13, 2006

Google me, Google you.

Google me, Google you.
Every me and Every you.
Big Brother
Is looking at me.
Big Sister
Is looking at you.

On se guette.
On se cherche.
On s’espère.
On se terre.
Entre 2 blogosphères.
Et on s’y perd.

Quand ça [lag]
A n’importe quelle heure.
Tes synapses se glacent.
Et t’attends comme un con.
L’adrénaline au plafond.
Et t’en crèves.
Et t’en crèves.
Tellement t’as peur.
Que tout s’efface.

On s’bouscule.
On s’percute.
On s’défigure.
On s’déchire.
Entre 2 peer2peer.
Et on s’effrite.

Quand ça [lag]
A n’importe quelle heure.
Tes synapses se glacent.
Et t’attends comme un con.
L’adrénaline au plafond.
Et t’en crèves.
Et t’en crèves.
Tellement t’as peur.
Que tout s’efface.

On se guette.
On se cherche.
On désespère.
On se jette à l’amer.
Entre 2 blogosphères.
Et on s’y perd.

Google me, Google you.
Every me and Every you.
Big Brother
Is looking at me.
Big Sister
Is looking at you.
[12.12.06]

Monday, December 11, 2006

Avant l'orage.

Je l’aime.
Dans tes yeux
Cette étoile.
Juste ce qu’il faut
D’éclats et d’éclairs.
Avant l’orage.

Don’t tell me
You don’t know.

Je l’aime.
Dans tes yeux
Cette émotion.
Juste ce qu’il faut
De silence et d'impudeur.
Avant l’orage.

Don’t tell me
You don’t know.
‘cause I know.

Me.
I just wanna
Fly and crash.
Against
The wall
Of your sound.
Like a
Fucking shooting star.
That I am.

Je l’aime.
Dans tes yeux
Cette déchirure.
Juste ce qu’il faut
De rage et de désespoir.
Avant l’orage.

Don’t tell me
You don’t know.

Je l’aime.
Dans tes yeux
Cette passion.
Juste ce qu’il faut
De chair et de sang.
Avant l’orage.

Don’t tell me
You don’t know.
‘cause I know.

Me.
I just wanna
Fly and crash.
Against
The wall
Of your sound.
Like a
Fucking shooting star.
That I am.

Je l’aime.
Dans tes yeux
Cette étoile.
Juste ce qu’il faut
D’éclats et d’éclairs.
Avant l’orage.
[08.12.06]
 
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