Thursday, November 23, 2006

La problématique du K²

On ne peut compter que sur soi.
Je le dis, je l’écris.
Je le hurle et le vomis.
On ne peut compter que sur soi.

On se raccroche à des putains de détails pour ne pas perdre pied
Dans ce grand bocal_trou noir qu’est l’humanité.
Les sens en alerte maximale, l’adrénaline prête à exploser.
Mais on a oublié qu’on savait déjà nager.

Tant de coups de couteaux dans le dos.
Tant de déceptions et de désillusions.
Tant de dégoût, de lassitude et d’abandon.
Tant de mots qui sonnent faux.

Et tous ces autres-là.
Ces trous remplis d’immondices.
Ces bouches avides dégoulinant d’hypocrisie.
Et tous ces autres-là.

Regarde-les creuser, encore et encore.
Toujours plus, toujours plus loin, toujours plus fort.
Jusqu’à saigner, jusqu’à en crever.
Regarde-les se pavaner et cracher leur venin.
Toujours plus, toujours plus fort, toujours plus loin.
Jusqu’à jouir, jusqu’à en vomir.

Dans ce foutu merdier.
On ne peut compter que sur soi.
Je le dis, je l’écris.
Je le hurle et le vomis.
On ne peut compter que sur soi.
Dans ce foutu merdier.

On s’emprisonne dans un tissu social en perpétuel mouvement.
Impuissants devant l’élasticité des relations qui s’enlacent et se délacent.
Au gré des humeurs, des épreuves de la vie et du temps.
Rien n’est acquis, rien n’est sûr, et au bout du compte tout s’étiole et trépasse.

Tant de chemins tortueux à parcourir, encore.
Tant d’étoiles, de rêves et d’espoirs à préserver.
Tant de sentiments et de tendresse à recevoir et à donner.
Tant d’énergie et de passion pour repousser l’ombre de la Mort.

Et tous ces autres-là.
Ces requins, ces vampires en puissance.
Ces tristes sires qui se branlent en silence.
Et tous ces autres-là.

Regarde-les se marrer, encore et encore.
Toujours plus, toujours plus loin, toujours plus fort.
Jusqu’à s’étouffer, jusqu’à en crever.
Regarde-les prendre mes mots, et les tourner dans tous les sens.
En avant, en arrière, à l’endroit, à l’envers.
Pour en extraire leur essence et savoir ce que je pense.

On ne peut compter que sur soi.
Je le dis, je l’écris.
Je le hurle et le vomis.
On ne peut compter que sur soi.

Monday, November 06, 2006

Crash test (1)

Crash_test 1.0
Se bouffer du regard à s’en déchirer la rétine. En laisser juste quelques miettes. Au bord des cils. Pour les autres. Qui ne savent pas. Qui ne méritent pas. La moindre seconde d’attention. La moindre sécrétion lacrymale. L’accès direct à ta macula. Sans perte de temps. Connecter nos fibres optiques sur un mode continu. Intensité maximale d’emblée. Court-circuiter quelques neurones au passage. Abjects. Cramer les dernières idées noires collées à la peau de nos envies. Trop envahissantes. Décharger sans compter dans nos fentes synaptiques. Les précieuses endorphines. Avant qu’elles ne s’évanouissent. Dans l’antre secrète de nos récepteurs avides de chairs et de sentiments. Garder en rémanence cette expérience_jouissance corticale pour un instant d’éternité. Avant de se gainsbarrer en fumée.

Sunday, November 05, 2006

Crash test (2)

Crash_test 2.0
Le mur en pleine gueule.
Froidement prévisible.
Fuck !
Encore une plaie à suturer.
Cool !

Saturday, November 04, 2006

Crash test (3)

Crash_test 3.0
La lucidité est une perverse marquise à effet mydriatique maximal. Elle dilate tes pupilles et t’enfonce une lame sombre et glacée au cœur de ton âme délicieusement saignante à ce moment-là. Une morsure au goût indélébile. Une douleur_brûlure narcissique terrible mais nécessaire. Un coup de cutter dans la chair de ton [ego] hypertrophié. Une rupture dans l’inconsistance de ton existence. En apparence. Flashback. On se [cache] cache derrière des mots, des images et des sons. On instrumentalise ses pensées en croyant connaître les principaux effets_secondaires. On se [cache] crache des paroles tendres_dures entre les lignes de chant. On rame, en essayant de comprendre la mécanique de nos fluides inconscients. Avec ou sans gilet de sauvetage. Qu’importe de toute façon. On ne risque pas de se noyer si on a pied. Dans la réalité. Alors quoi ? Bah rien. On se [cache] crash contre le mur rigidifié_cadavérique de nos pulsions/répulsions animalement humaines. Pour mieux se relever ensuite. Plus fort. Eclairé par la conscience de soi et la logique implacable des évènements. Qui s’enchaînent et s’imposent comme une évidence. Souvent. On apprend à aiguiser ses silex_silences dans l’ombre et le confort de l’anonymat. Et à réagir. L’instinct_dans l’instant. Quand soudain un rai de lumière bleue surgit de l’ouverture. La plaie est là. Gratuite. Inscrite. Si simple. Si paradoxale. Mais tellement éphémère. Délicate. Révélatrice. J’ai vu. J’ai ressenti. Et j’ai aimé.

Friday, November 03, 2006

Crash test (4)

Crash_test 4.0
Reproductible à l’infini. Mais pas avec n’importe qui. Ce jour-là, tu sauras. Moi je sais déjà. Cherche pas. C’est gratuit. C’est inscrit. Ca te colle à la peau. Souviens-toi. Ce qui est ancré ne s'efface pas. Ce qui a saigné coagulera et cicatrisera. Ce qui s'est éteint se rallumera. Ce qui est mort renaîtra. Ressentir et vivre ce que l’on écrit_crache_ vomit_éjacule, sinon rien. C’est simple. C’est là, tout près. Et si loin en même temps. Simple question de coordination. Parfois c’est juste une synapse qui a du retard. Moi j’ai tout mon temps. Et je ne joue pas.

Thursday, November 02, 2006

Crash test (5)

Crash_test 5.0
Voué à l’échec si la conjoncture temporo-spatiale et affective n’est pas favorable. Voué simplement à l’abandon si des éléments perturbateurs_parasites viennent salir la magie de la relation. Juste un léger claquement de doigts. Et tout s’efface dans un souffle sépulcral. Et si c’est la route qui va droit dans le mur, il suffit que la caisse s’envole après avoir quitté le serpent_bitume. La clef réside dans l’anticipation du mouvement, l’instinct_dans l’instant. Toujours.

Wednesday, November 01, 2006

Crash test (6)

Crash_test 6.0
Fermer les yeux. Et se laisser porter. Jusqu’à la rupture. La césure. La déchirure. Le zip. L’ouverture. Les yeux fermés. Et écouter. Les silences. Les pulsations. Les envies. Balayer. Les doutes. Les peurs. Appuyer sur. L’accélérateur. Réenclencher. Le générateur émotionnel. Et s’envoler. Les yeux grand ouverts. Ailleurs. Pour un instant d’éternité. Une [re]naissance_jouissance avant de retomber dans la poussière de la mort_oubli. Comme ça. L’air de rien.

 
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