Monday, October 30, 2006

Crash test (7)

Crash_test 7.0
Et si je fonçais droit dans le mur. Dans un accès de désespoir. Ou dans un éclair de lucidité froide et révélatrice. Fatiguée de cette chienne de vie que je traîne. Rongée par cette souffrance qui métastase mes envies et crucifie mes rêves. Serais-tu là pour m’en empêcher. Serais-tu là pour inverser le processus et rebooter le système avant que. Juste avant que .. Trop tard.

Sunday, October 29, 2006

Crash test (8)

Crash_test 8.0
Tu sais, la vie est courte. Les liens se font et se défont. On ne maîtrise pas toujours tout. On avance, on recule. On claque des portes, impulsifs entre les lignes ou border-line en puissance. On apprend à se taire et à sucer méticuleusement ses angoisses. On se fait baiser au sens propre ou figuré. On se fait chier. On s’enlise dans une sorte de marasme psycho-somatique à tendance schizoïde. On baisse les yeux. Et on contemple la merde qui nous colle aux godasses, avant de la bouffer parce qu’on n’a rien d’autre à foutre. Quitte à crever, autant le faire avec sa propre merde .. C’est plus propre. Et pourtant. Même si tout cela ne mène nulle part. Ou pas très loin. De soi. De ce « nous » en devenir. Mais si loin des autres. Dont on se fout éperdument. Parce qu’ils ne savent pas. Parce qu’ils n’ont rien compris. Parce qu’ils ne le méritent pas. Ou si peu. Qu’importe. C’est pas ça l’Essentiel. De toute façon. Tout est dans nos têtes. Et la clef repose sur la distanciation. Toujours. L’action_dans le mouvement. L’instinct_dans l’instant. L’émotion. L’authenticité. Sinon rien. Que dalle. Du vent. Insipide et stérile. Et il te reste quoi. Le carcinome in situ qui métastase tes envies et tes désirs. Le TOC qui fait tic-tac dans ta tête à claques .. Putain de lucidité à conserver coûte que coûte. C’est notre meilleure amie_ennemie finalement. Et les étoiles qui nous tirent vers le haut. Puissantes dans leur furtivité, leur ambivalence, leur ambiguïté, leurs paradoxes, leurs rotations. Fragiles dans leur texture, leur coloration, leur essence, leur existence et leurs sens interdits au bout des lèvres. J’irai bien les décrocher un jour ou l’autre. Histoire de voir si j’en suis digne. Ne serait-ce qu’un instant. Avant que tout ne retombe en poussières. Dans un souffle sépulcral. Celui de la matière qui se moque de tout le reste. Bang. Bang. Bang. Et le mur droit devant. Jamais bien loin. C’est con.

Saturday, October 28, 2006

Crash test (9)

Crash_test 9.0
Ça te griffe les yeux, ça te mord la peau, ça te brûle sous les doigts. Ça te pique dans l’âme, ça t’écorche les lèvres, ça t’électrise les pensées. Ça te transperce le cœur. Ça t’électrise les pensées, ça t’écorche les lèvres, ça te pique dans l’âme. Ça te brûle sous les doigts, ça te mord la peau, ça te griffe les yeux. Et t’en crèves, oui, t’en crèves. Impuissant devant l’écran de ta vie qui défile, comme ça, l’air de rien. Vomissant les instants qui te claquent entre les doigts. Et t’en crèves, oui, t’en crèves. Ça te griffe les yeux, ça te mord la peau, ça te brûle sous les doigts. Ça te pique dans l’âme, ça t’écorche les lèvres, ça t’électrise les pensées. Ça te transperce le cœur. Ça t’électrise les pensées, ça t’écorche les lèvres, ça te pique dans l’âme.Ça te brûle sous les doigts, ça te mord la peau, ça te griffe les yeux. Alors quoi ? Qu’est-ce que t’attends ? On se la prend cette putain de route ? Ça te griffe les yeux, ça te mord la peau, ça te brûle sous les doigts. Ça te pique dans l’âme, ça t’écorche les lèvres, ça t’électrise les pensées. Ça te transperce le cœur. Ça t’électrise les pensées, ça t’écorche les lèvres, ça te pique dans l’âme. Ça te brûle sous les doigts, ça te mord la peau, ça te griffe les yeux. Et t’en crèves, oui, t’en crèves. Impuissant devant l’écran de ta vie qui défile, comme ça, l’air de rien. Vomissant les instants qui te claquent entre les doigts. Et t’en crèves, oui, t’en crèves. Ça te griffe les yeux, ça te mord la peau, ça te brûle sous les doigts. Ça te pique dans l’âme, ça t’écorche les lèvres, ça t’électrise les pensées. Ça te transperce le cœur. Ça t’électrise les pensées, ça t’écorche les lèvres, ça te pique dans l’âme. Ça te brûle sous les doigts, ça te mord la peau, ça te griffe les yeux. Et l'arme que t'avais planquée sous le siège. Pan ! T’es mort .. See you in Hell.

Friday, October 27, 2006

Crash test (10)

Crash_test 10.0
Reprendre son souffle. Ralentir la cadence. Changer de route. Prendre une voie sans issue. Court-circuiter 2-3 synapses. Et s’arrêter. Au pied du mur. Les sens en alerte. Avant de. Retenter. L’expérience. Celle qui occultera toutes les autres. Vertigineuse et dangereuse. Puissante et fragile à la fois. Celle qui s’imposera comme une évidence. Et explosera toutes tes certitudes et autres fantasmes poussiéreux. Celle qui t’ouvrira de nouvelles perspectives. Inattendues. Désarmantes d’authenticité. Coupantes comme des lames de rasoir. Profondément ancrées dans la réalité. Ta réalité. Mais sans aucune garantie cathartique. Une expérience révélatrice, mais pas forcément salvatrice. Ce jour-là, tu sauras pourquoi certains rêves ont un parfum humecté d’éternité alors que d’autres ne sont que de vulgaires parenthèses sur la partition_carte routière de nos misérables existences.

Thursday, October 26, 2006

Crash test (11)

Crash_test 11.0
Et si. On prenait le taureau par les cornes et qu’on s’embrochait avec pour mettre nos tripes à l’air. En plein milieu de la route_arène de nos pulsions/répulsions alimentées par d’ancestrales et irrationnelles peurs. Histoire de. Voir. Si le [je] en vaut la chandelle. Histoire de. Vérifier. Si nos amants démoniaques se sont encore foutus de nos gueules en nous incitant à prolonger cet émoi_hallucination psycho sensorielle entre Toi et Moi. Juste tenter. Une crashing expérience. Sans maquillage ni artifice. Sans ceinture. De sécurité. Comme ça. L’air de rien. Et constater froidement l’étendue des dégâts occasionnés. Plonger les mains dans le cambouis de nos entrailles brûlantes. Extirper chirurgicalement chaque fibre, chaque pulsation, chaque sensation, chaque émotion. Et les passer sous le microscope de nos envies. Lucides. Eclairés. Eventrés. Nus. Ivres. Mais libres. Objectiver une bonne fois pour toutes la réalité_chair de nos fluides/sangs/sentiments. Tu mens ? Mensonges. Un songe alors. Que l’on disséquerait pour mieux s’en approprier le sens et l’essence. Puis on tordrait les couilles de nos doutes réfractaires. Les unes après les autres. Et on verrait. Enfin. Si nos consciences_attrape poussières ont toujours un goût de latex. Simplement. Et on se retrouverait face à face. Lucides. Eclairés. Eventrés. Nus. Ivres. Mais libres. Entièrement rouges. De honte. Devant tant de sang déversé. Et de plaisir. Devant toutes ces jouissances_renaissances à venir. Même éphémères. Un songe ? Pas sûr. Un putain de crash_test en puissance. Oui.

Wednesday, October 25, 2006

Crash test (12)

Crash_test 12.0
Confronter la verticalité de nos envies à la chair de nos sentiments. Sur un coin de parking ou ailleurs. Oublier. L’espace d’un instant. Toutes ces mandibules qui mâchonnent la pulpe de nos âmes. Surprends-moi ..

Tuesday, October 24, 2006

Crash test (13)

Crash_test 13.0
Regarde Toi. Regarde Moi. Ça sent le camphre. Ça sent le moisi. Ça sent la mort. La sclérose de nos désirs. La putréfaction de nos rêves. Et tous ces mots_gestes suspendus, ivres, sonnants et trébuchants. Ces images_constructions neuronales chimériques auxquelles on se raccroche. Ces âmes qui se laissent pénétrer sans broncher, avides de sang et de sentiments. Ces corps inertes qui se taisent et se terrent dans leurs angoisses pseudo-existentielles [ego]centrées. Ces respirations qui se ralentissent et s’épuisent. Ces cœurs qui lâchent, tristes et vides. Ces artères qui se bouchent, athéromateuses et crades. Ces bouches pâteuses qui crachent leur désespoir et leurs poly-addictions. La putréfaction de nos rêves. La sclérose de nos désirs. Envie de hurler. Envie de gerber. Envie de crever. Tout court. Regarde Moi. Regarde Toi. Et les serpents autour de nos chevilles, prêts à nous mordre pour accélérer le processus. Et le mur droit devant. Regarde ! La turgescence réflexe de cet empire calligraphique dès qu’on l’astique un peu trop vigoureusement entre les lignes et les pointillés. Dernier spasme caverneux avant que tout ne retombe dans la détumescence de l’oubli_dégoût. Ça sent la mort. Ça sent le moisi. Ça sent le camphre. Regarde les tristes sires que nous sommes devenus. Ou que nous avons toujours été. Au fond du gouffre. Faudrait peut-être penser à changer de route.

Crash test (14)

Crash_test 14.0
Se réinventer. Mes mains entre tes mains. Et déchiffrer la partition de nos âmes. Qu’importe la distance à parcourir avant de. Qu’importe le temps que ça prendra avant de. Se. Réinventer. Renaître de nos cendres. Abjectes. Et redécouvrir. Le vertige originel. Tes mains entre mes mains. Qu’importe la limitation de vitesse qui nous forcera à ralentir avant de. Qu’importe la poudre que l’on cramera avant de. Se. Réinventer. Encore une fois.

Sunday, October 22, 2006

Crash test (15)

Crash_test 15.0
Tu vois, parfois je me dis que tout ça n’a aucun sens. Je n’ai pas besoin de toi pour me crasher la gueule en silence. La route je la connais bien. Trop bien même. Les montées, les descentes. Le scénario imbibé de caféine que j’ai tatoué sur ma peau. L’ombre de la Mort qui plane. L’air de rien. La vie qui laisse un goût métallique dans la bouche, jour après jour. Les monstres sous le lit qui mâchonnent l’écorce de nos rêves. Cette tension qui monte, cette noirceur qui s’installe, ce crescendo qui résonne, cet impact qui se dessine. A quoi bon attendre. A quoi bon se taire. A quoi bon maquiller la vérité. A quoi bon se bercer d’illusions stellaires. A quoi bon mettre des putains de gants en latex pour exciser ce qui dépasse et faire comme si de rien n’était. A quoi bon anesthésier ses émotions pour atténuer la douleur qui gangrène le corps et l’esprit. A quoi bon travestir ses maux derrière des mots_papillons incapables de s’envoler, tellement ils sont lourds et s’accrochent au bout des lèvres. A quoi bon faire semblant de continuer à espérer. A quoi bon se détacher de tout, de rien et prendre sur soi, comme de vieux cons, abouliques et pathétiques. Le mur est là, tout près. Il suffit d’un rien pour quitter la route et tirer sa révérence. Simplement. Une Thanatos en couleurs. L’ultime provocation. Ma liberté. Ta renaissance. Tout est lié. Tu sais, je n’ai pas besoin de toi pour me crasher la gueule en silence. Chercher le code, trouver le sens. Tu parles d’une vie. Et pourtant, We’re in this together. Je t'aime. Et c’est bien ma veine.

Saturday, October 21, 2006

Crash test (16)

Crash_test 16.0
Je distille mes mots et mes silences de façon chirurgicale sur la route des émotions. Autant de signaux lourds de sens ouvrant sur des perspectives que tu n’imagines même pas. Il en faut peu pour défoncer des portes closes. Il en faut encore moins pour les claquer et les condamner à tout jamais. Ecoute ! Je t’offre mes silences en guise de respiration. Puisses-tu ne pas t’étouffer avec. La route est longue. Souviens-toi que le temps est un joueur avide qui gagne sans tricher. A tout coup, c’est la loi. Et il en faut peu pour partir. Définitivement. See you in Hell, my friend.

Friday, October 20, 2006

Crash test (17)

Crash_test 17.0
Je me demande parfois si l’anévrysme de notre amour n’est pas au bord de la rupture .. Tu sais, un peu comme une bombe à retardement qui est là, dans nos têtes, tumorale, capricieuse, prête à exploser in situ, au moment même où l’on s’y attendrait le moins. Fulgurance de l’instant, balayant tout sur son passage, dans un souffle sépulcral. Une brèche vasculaire dans notre espace_temps qui ne se refermerait jamais. Et l’on se noierait dans une rivière de sentiments complexes, souvent contraires, incompris, refoulés, se mélangeant une dernière fois dans les remous vrombissants de cette hémorragie cérébro-méningée cataclysmique qui nous emporterait vers d’autres dimensions, extra_corticales. Je me demande parfois si l’anévrysme de notre amour n’est pas au bord de la rupture .. J’aime beaucoup cette phrase. Même si elle ne veut pas dire grand-chose, au fond. Va savoir ..

Thursday, October 19, 2006

Crash Test (18)

Crash_test 18.0
On aurait pu essayer. Se mordre, se déchirer, se scarifier la peau à l’encre de nos baisers. Tatouer notre cœur et la pulpe de notre âme à l’essence de nos rêves les plus secrets. Au lieu de se cacher derrière des silences coupants comme des lames de rasoir. Coagulent les secondes, une à une, dans nos veines mortifères. L’appel du vide résonne toujours à contre-temps. Moi, je n’ai pas su t’attendre. Et toi, éternel absent, tu n’as pas su me retenir sous le vent. Nécrosent les silences toxiques au creux de nos reins. A qui la faute ? Je ne sais plus. Qu’en reste-t-il de cet amour à contre-courant ? Tu ne dis rien. Et moi, je te fais don de mes sourires. Ecoute, l’appel du vide traverser le temps et l’espace, et ses échos lancinants qui font des ricochets sur les parois de nos bulles transparentes. On aurait pu s’essayer. Mais qu’importe finalement. Ça ne sert à rien d’avoir des regrets, si c’est pour les ressasser et s’en faire un linceul. J’ai préféré m’effacer. Je ne sais pas aimer. Je ne mérite pas d’être aimée. Je ne fais que traverser les gens. Jusqu’au jour où le processus s’arrêtera. Jusqu’au jour où c’est la terre que j’embrasserai pour un instant d’éternité. On y vient, à la fin. On y vient.

Saturday, October 07, 2006

Coupe le son

Monte le son, si t’es un homme
Et nous verrons
Si nos apnées se coordonnent.

Ecoute le bruit du temps qui passe
Marqué par les battements de l’horloge baudelairienne
Celle qui te montre du doigt et te dit « souviens-toi »

Ecoute le bruit des feuilles que l’on froisse
Après y avoir couché ses pensées les plus secrètes
Celles qui parlent de Toi et de Moi et prolongent cet émoi.

Ecoute le bruit des rêves que l’on déchire
D’un simple coup de plume ou de canif, virtuel ou réel
Ceux qui dessinent les contours de notre univers, au-delà.

Monte le son, si t’es un homme
Et nous verrons
Peut-être où nous en sommes.

Ecoute le bruit du sang qui coule le long des lignes
Et s’échoue sur la pierre tombale de nos désirs
Ceux qui nous animent et ne tiennent qu’à un fil de soie.

Ecoute le ronronnement pervers de la machine
Qui vampirise nos pensées et alimente nos soupirs
Celle qui finit par gagner sans tricher en imposant sa loi.

Ecoute le bruit du temps qui passe
Marqué par les battements de l’horloge baudelairienne
Celle qui te traite de vieux lâche et dit « il est trop tard »

Coupe le son, si t’es un homme
Et nous verrons
Si nos silences se coordonnent.
[15.09.06]

Thursday, October 05, 2006

Contact

Les mots ne coulent plus comme avant.
Ils restent là, coincés en travers de ma gorge.
Ils collent et claquent dans ma bouche.
Ils s’accrochent, rebelles, au bord de mes lèvres.
Les mots ne coulent plus comme avant.

J’aurais envie de …
Te voir, simplement, sans rien dire.
Et d’imprimer mes pensées au fond de tes yeux.
J’aurais envie de …
Cristalliser la fragilité de cet instant précieux.
Avant qu’il ne vole en éclats de larmes et de rires.
J’aurais envie de …
Te toucher avec la pulpe de mon âme puis du bout des doigts.
Et de prolonger cet émoi entre Toi et Moi.
J’aurais envie de …

Juste un contact.
Même furtif. Même très léger.
Juste un contact.
Un parfum humecté d’éternité.
Juste un contact.

J’aurais envie de …
Te prendre la main et de la serrer fort, jusqu’à la déchirure.
Pour y emprisonner nos vieilles blessures.
J’aurais envie de …
Coordonner nos silences et nos espérances.
Et de synchroniser nos souffles pour toucher le firmament.
J’aurais envie de …
Te sentir tout contre moi, simplement.
Et de faire l’amour à ton âme en toute innocence.
J’aurais envie de …

Les mots ne coulent plus comme avant.
Ils restent là, coincés en travers de ma gorge.
Ils collent et claquent dans ma bouche.
Ils s’accrochent, rebelles, au bord de mes lèvres.
Les mots ne coulent plus comme avant.
[28.09.06]

Monday, October 02, 2006

Upper[cut] experiences

On s’percute.
Comme ça, pour rien.
Ça dépend.
On s’percute
Pour se faire du bien.
Ça dépend.

On s’percute.
Sans vraiment le vouloir.
Ça dépend.
On s’percute.
En invoquant le hasard.
Ça dépend.

On a établi à tort ou à raison
Un contrat à durée indéterminée.
On dépassera peut-être le forfait
Sans s’en rendre compte.
Et on grillera les dernières secondes
En longs silences éthérés.

On s’percute.
De façon préméditée.
Ça dépend.
On s’percute.
L’esprit et le corps aux aguets.
Ça dépend.

On s’percute.
Comme ça, pour le plaisir.
Ça dépend.
On s’percute.
Pour retrouver le sourire.
Ça dépend.
[30.09.06]
 
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