Wednesday, September 27, 2006

De Toi à Moi

Même si.
Aucun son ne sortira.
De ta bouche.
Même si.
Aucun son ne sortira.
De ma bouche.

De Toi à Moi.
La note bleue.
Scintillera Au fond des yeux.
De Toi à Moi.
L’écho silencieux D’un aveu.
Résonnera.
De Toi à Moi.

Même si.
Les mots finiront.
Par s’envoler.
Même si.
Les maux finiront.
Par s’effacer.

De Toi à Moi.
Un secret Partagé.
Du bout des lèvres.
De Toi à Moi.
Une émotion Ancrée.
A jamais.
De Toi à Moi.

Même si.
Nos chemins.
Se sépareront.
Même si.
Nos mains.
Se reconnaîtront.

De Toi à Moi.
Une danse.
Pour aimanter
Nos silences.
De Toi à Moi.
Une symphonie.
De pulsations.
A l’unisson.
De Toi à Moi.

Même si.
Aucun cri ne sortira.
De ta bouche.
Même si.
Aucun cri ne sortira.
De ma bouche.

Une respiration.
Entre.
Toi et Moi.
[09.09.06]

Friday, September 15, 2006

Freezing ways

J’avance pas, je cours.
Je cours après le temps qui passe
Et ses instantanés de joie tristement éphémères
Qui me laissent toujours un goût amer.
J’avance pas, je cours.
Je cours après mes sourires de glace.
Ces sourires fragiles qui se figent et se brisent
Sans un bruit au bout de mes lèvres.
J’avance pas, je cours.

J’avance pas, je m’agite.
J’allume la mèche et crame mes idéaux
Je m’enlise dans les méandres de mon esprit
Et j’étouffe mes hurlements sous l’eau.
J’avance pas, je m’agite.

J’avance pas, je cours.
Je cours après mes illusions d’enfant
J’ai grandi beaucoup trop vite, en m’énervant
Et je me relève souvent, les genoux en sang.
J’avance pas, je cours.
Je cours après mes lignes de cristal.
Ces lignes d’écriture qui se figent et se brisent
Sans un bruit au bout de mes doigts.
J’avance pas, je cours.

J’avance pas, je me lasse.
Je m’efface avant que l’on ne me rattrape.
Je décapite mes certitudes d’un souffle sépulcral
Et apprivoise le silence qui résonne de tout son poids.
J’avance pas, je me lasse.

J’avance pas, je cours.
Je cours après l’ombre de mes envies
Et les poussières d’étoiles que j’ai disséminées
Vestiges de mes rêves consumés.
J’avance pas, je cours.
Je cours après mes larmes de glace.
Ces larmes océanes qui se figent et se brisent
Sans un bruit au bord de mes paupières.
J’avance pas, je cours.

J’avance pas, je crève.
Je programme la mort cellulaire de mes désirs
Avant qu’ils ne se nécrosent et s’infectent
Et j’euthanasie mes derniers souvenirs.
J’avance pas, je crève.

J’avance pas, je cours.
Je cours après mes vieux amants démoniaques
Pour les émasculer d’une seule râture
Et danser à moitié nue sur leur sépulture.
J’avance pas, je cours.
Je cours après mes sourires de glace.
Ces sourires fragiles qui se figent et se brisent
Sans un bruit au bout de mes lèvres.
J’avance pas, je cours.
[07.09.06 ]

Monday, September 11, 2006

Like a hole in my head

Comment peut-on parler de sérénité
Lorsqu'on s'enlise jour après jour dans une sorte de marasme
Qui nous maintient pieds et poings liés.

Ce n'est pas tant le silence que l'impatience
Qui est auto-destructeur.
C'est juste le poids de l'existence.

Alors j'écris. J'écris pour ne pas pleurer.
Prose ou poésie, ça n'a pas d'importance.
Les mots sont faits pour s'envoler
Et préserver leur innocence.

Mais ne pas savoir est
Sans doute la pire des souffrances.

Alors j'écris. J'écris pour ne pas sombrer.
Prose ou poésie, c'est du pareil au même.
Les mots sont faits pour s'envoler
Et libérer ceux qui les sèment.

Comment peut-on parler de sérénité
Lorsque tous nos rêves et nos espérances tiennent à un fil de soie
Qui est sur le point de craquer.

Ce n'est pas tant le silence que l'impatience
Qui est auto-destructeur.
C'est juste le poids de l'existence.

Alors j'écris. J'écris pour ne pas sombrer.
Prose ou poésie, ça n'a pas d'importance.
Les mots sont faits pour s'envoler
Et inventer une nouvelle danse.

Mais ne pas savoir est
Sans doute la pire des souffrances.

Alors j'écris. J'écris pour ne pas pleurer.
Prose ou poésie, c'est du pareil au même.
Les mots sont faits pour s'envoler
Et toucher ceux qui s'aiment.

Comment peut-on parler de sérénité
Lorsqu'on s'enlise jour après jour dans une sorte de marasme
Qui nous maintient pieds et poings liés.
[28.08.06]

Tuesday, September 05, 2006

Twenty-nine

Twenty-nine
Seconds
To reach my planet.

Twenty-nine
Minutes
To change my skin.

Twenty-nine
Years
To feel alive.
[04.09.06]

Saturday, September 02, 2006

Eternally missed

J’avais envie de t’écrire … j’avais envie de te dire … et puis non.
Comme si mes pensées s’emballaient et refusaient de s’articuler entre elles.
Comme si les mots s’agglutinaient et se heurtaient à l’écorce de ma raison.
Comme si les paroles et les sons n’arrivaient plus à déplier leurs ailes.

Je ne saurais dire …
Si c’est mon ambivalence ou l’éclosion d’une sombre démence
Qui me fait envisager le pire.
Mais avant Toi, je n’avais jamais hurlé aussi fort en silence.
Je ne saurais dire …

Tu fais partie de ceux …
Auxquels je tiens comme à la prunelle de mes yeux.
Tu fais partie de ceux …
Auxquels j’ai réservé une place particulière
Dans un coin de ma bulle solitaire.
Tu fais partie de ceux …

J’avais envie de t’entendre … j’avais envie de te surprendre … et puis non.
Comme si mes peurs irrationnelles atteignaient un niveau incontrôlable.
Comme si mes gestes s’étaient figés dans un manteau de lave en fusion.
Comme si mes vieux démons avaient décidé de sortir de leur placard.

Je ne saurais dire …
Si c’est mon hypersensibilité ou la sensation d’être en état d’urgence
Qui me fait envisager le pire.
Mais avant Toi, je n’avais jamais saigné aussi fort en silence.
Je ne saurais dire …

Un jour peut-être …
On apprendra à se connaître
Du bout des doigts puis du bout des lèvres.
Un jour peut-être …
On rallumera nos regards d’enfant
Pour toucher le firmament.

J’avais envie de t’écrire … j’avais envie de te dire … et puis non.
Comme si mes pensées s’emballaient et refusaient de s’articuler entre elles.
Comme si les mots s’agglutinaient et se heurtaient à l’écorce de ma raison.
Comme si les paroles et les sons n’arrivaient plus à déplier leurs ailes.
[25.08.06]
Bande son : Muse – Eternally missed
 
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